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	<title>Commentaires sur : Textes pour la dissertation « La conscience est-elle un obstacle au bonheur ? »</title>
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	<description>Professeur de philosophie</description>
	<lastBuildDate>Wed, 04 Apr 2012 12:30:01 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Par : Matthieu</title>
		<link>http://eyssette.net/textes-pour-la-dissertation-la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/478#comment-142</link>
		<dc:creator>Matthieu</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2009 20:44:31 +0000</pubDate>
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		<description>Bonsoir Julie.

Sans prétendre que ce que je vais te proposer soit tout a fait juste et cohérent, le lien que nous pouvons faire entre cette &quot;joie créatrice&quot; et la conscience réside dans les mots clefs de la phrase: &quot;CRÉER quelque chose qui est RECONNU comme ayant de la VALEUR.
Je m&#039;explique, en partant du fait que la conscience est (tu as dû la définir pareillement dans ton intro), la faculté que nous avons à avoir connaissance de nos états, de nos actes, et de leurs valeurs, on peut dire que c&#039;est elle qui permet de RECONNAÎTRE (avoir connaissance de) la VALEUR de nos créations (qui est, pour reprendre le mot, un acte). La conscience permettrait de juger bon ce que l&#039;on fait, ce que l&#039;homme fait, et de ce fait d&#039;en tirer satisfaction. Tu as donc le lien entre la conscience et le fait d&#039;avoir de la joie de créer ; il ne te reste plus qu&#039;a mettre en lien cette Joie créatrice permise par la conscience, et le bonheur atteint lorsque l&#039;on reconsidère la nature de l&#039;homme (ta partie III).

En espérant que cela puisse t&#039;aider.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir Julie.</p>
<p>Sans prétendre que ce que je vais te proposer soit tout a fait juste et cohérent, le lien que nous pouvons faire entre cette &laquo;&nbsp;joie créatrice&nbsp;&raquo; et la conscience réside dans les mots clefs de la phrase: &laquo;&nbsp;CRÉER quelque chose qui est RECONNU comme ayant de la VALEUR.<br />
Je m&#8217;explique, en partant du fait que la conscience est (tu as dû la définir pareillement dans ton intro), la faculté que nous avons à avoir connaissance de nos états, de nos actes, et de leurs valeurs, on peut dire que c&#8217;est elle qui permet de RECONNAÎTRE (avoir connaissance de) la VALEUR de nos créations (qui est, pour reprendre le mot, un acte). La conscience permettrait de juger bon ce que l&#8217;on fait, ce que l&#8217;homme fait, et de ce fait d&#8217;en tirer satisfaction. Tu as donc le lien entre la conscience et le fait d&#8217;avoir de la joie de créer ; il ne te reste plus qu&#8217;a mettre en lien cette Joie créatrice permise par la conscience, et le bonheur atteint lorsque l&#8217;on reconsidère la nature de l&#8217;homme (ta partie III).</p>
<p>En espérant que cela puisse t&#8217;aider.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Cédric Eyssette</title>
		<link>http://eyssette.net/textes-pour-la-dissertation-la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/478#comment-130</link>
		<dc:creator>Cédric Eyssette</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 23:35:24 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=478#comment-130</guid>
		<description>@Pascal : « D’un point de vue philosophique, s’entend. « Je n’en pense pas un mot, mais c’est pourtant ce que à quoi ma raison me conduit » : ce ne serait pas si mal, comme ouverture du sujet, non ? »

Où l&#039;on retrouve notre discussion sur Kant et l&#039;acrasie épistémique ! (Je prépare un billet sur cette question).</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@Pascal : « D’un point de vue philosophique, s’entend. « Je n’en pense pas un mot, mais c’est pourtant ce que à quoi ma raison me conduit » : ce ne serait pas si mal, comme ouverture du sujet, non ? »</p>
<p>Où l&#8217;on retrouve notre discussion sur Kant et l&#8217;acrasie épistémique ! (Je prépare un billet sur cette question).</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Cédric Eyssette</title>
		<link>http://eyssette.net/textes-pour-la-dissertation-la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/478#comment-129</link>
		<dc:creator>Cédric Eyssette</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 21:31:13 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=478#comment-129</guid>
		<description>Pour comprendre le rapport entre l&#039;idée que « le bonheur réside dans la joie de créer quelque chose qui est reconnu comme ayant de la valeur », et la notion de conscience, essayez de comprendre le lien logique entre la notion de joie et la notion de conscience.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pour comprendre le rapport entre l&#8217;idée que « le bonheur réside dans la joie de créer quelque chose qui est reconnu comme ayant de la valeur », et la notion de conscience, essayez de comprendre le lien logique entre la notion de joie et la notion de conscience.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : julie d</title>
		<link>http://eyssette.net/textes-pour-la-dissertation-la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/478#comment-74</link>
		<dc:creator>julie d</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2009 12:51:59 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=478#comment-74</guid>
		<description>bonjour monsieur,
J&#039;imagine que tous ces textes sont là pour nous aider à construire notre troisième partie, pour nous donner des idées. Mon problème est que je ne voit pas de rapport entre le 2) du A)(Le bonheur réside dans la joie de créer quelque chose qui est reconnu comme ayant de la valeur) et le sujet de la dissertation, particulièrement avec la notion de conscience. Les 2 extraits qui suivent parle bien de bonheur mais je n&#039;arrive pas à faire le lien avec la troisième partie...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>bonjour monsieur,<br />
J&#8217;imagine que tous ces textes sont là pour nous aider à construire notre troisième partie, pour nous donner des idées. Mon problème est que je ne voit pas de rapport entre le 2) du A)(Le bonheur réside dans la joie de créer quelque chose qui est reconnu comme ayant de la valeur) et le sujet de la dissertation, particulièrement avec la notion de conscience. Les 2 extraits qui suivent parle bien de bonheur mais je n&#8217;arrive pas à faire le lien avec la troisième partie&#8230;</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Pascal G</title>
		<link>http://eyssette.net/textes-pour-la-dissertation-la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/478#comment-65</link>
		<dc:creator>Pascal G</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Oct 2009 23:27:56 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=478#comment-65</guid>
		<description>Je leur dis quelque chose qui ressemble beaucoup. Dans un travail de philo, ce qui compte, ce n&#039;est aps l&#039;opinion personnelle, mais le jugement réfléchi, i.E. l&#039;argumentation. Or une argumentation est rationnelle, ou elle ne l&#039;est pas ; que celui qui la rédige soit d&#039;accord avec ou pas n&#039;est pas la question. Je réponds donc à mes élèves que, dans un devoir de maths, on n&#039;écrit pas &quot;je pense que&quot; (a + b)² = a² + 2 ab + b² ; la raison est évidente : la seule chose qui nous intéresse, c&#039;est de savoir si la démonstration est valable. Pas si le mathématicien a le sentiment d&#039;être d&#039;accord... c&#039;est pareil en philo.

Le problème, c&#039;est bien sûr celui de la rationalité : universelle ou pas ? Si ce que dit la raison est strictement universel, on est dans le même cas en philo qu&#039;en mathématiques, et n&#039;importe quel individu doué de raison DOIT tomber d&#039;accord avec une argumentation rationnelle correcte. Le &quot;je pense que....&quot; devient totalement superflu. 

Si ce que dit la raison reste individuel, alors... c&#039;est problématique. Là, effectivement, on peut admettre que le &quot;je&quot; garde une part de légitimité. Mais ce qui nous intéresse, ce sont encore les raisons qui font que l&#039;élève pensent ceci plutôt que cela. Donc ce sont encore les arguments qui constituent l&#039;essentiel. Et le fait que l&#039;élève &quot;le pense&quot;... n&#039;a pas grand intérêt. 

D&#039;ailleurs, à la réflexion, &quot;je pense que&quot;... l&#039;on se moque de savoir ce que pensent les élèves. Après tout, qu&#039;ils soient persuadés ou non par leur argumentation, on ne peut pas le savoir, et ce n&#039;est pas ce qui nous intéresse. Ce qui nous intéresse, c&#039;est que l&#039;argumentation tienne la route. 

A la rigueur, je serais même content de lire : &quot;voici l&#039;argumentation qui me semble la plus rationnelle, mais je n&#039;arrive pas à être d&#039;accord avec le résultat&quot;. Que l&#039;intime conviction (en termes kantiens, il faudrait dire &quot;intime persuasion&quot;) entre en conflit avec le produit du raisonnement, c&#039;est plutôt bon signe...

D&#039;un point de vue philosophique, s&#039;entend. &quot;Je n&#039;en pense pas un mot, mais c&#039;est pourtant ce que à quoi ma raison me conduit&quot; : ce ne serait pas si mal, comme ouverture du sujet, non ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je leur dis quelque chose qui ressemble beaucoup. Dans un travail de philo, ce qui compte, ce n&#8217;est aps l&#8217;opinion personnelle, mais le jugement réfléchi, i.E. l&#8217;argumentation. Or une argumentation est rationnelle, ou elle ne l&#8217;est pas ; que celui qui la rédige soit d&#8217;accord avec ou pas n&#8217;est pas la question. Je réponds donc à mes élèves que, dans un devoir de maths, on n&#8217;écrit pas &laquo;&nbsp;je pense que&nbsp;&raquo; (a + b)² = a² + 2 ab + b² ; la raison est évidente : la seule chose qui nous intéresse, c&#8217;est de savoir si la démonstration est valable. Pas si le mathématicien a le sentiment d&#8217;être d&#8217;accord&#8230; c&#8217;est pareil en philo.</p>
<p>Le problème, c&#8217;est bien sûr celui de la rationalité : universelle ou pas ? Si ce que dit la raison est strictement universel, on est dans le même cas en philo qu&#8217;en mathématiques, et n&#8217;importe quel individu doué de raison DOIT tomber d&#8217;accord avec une argumentation rationnelle correcte. Le &laquo;&nbsp;je pense que&#8230;.&nbsp;&raquo; devient totalement superflu. </p>
<p>Si ce que dit la raison reste individuel, alors&#8230; c&#8217;est problématique. Là, effectivement, on peut admettre que le &laquo;&nbsp;je&nbsp;&raquo; garde une part de légitimité. Mais ce qui nous intéresse, ce sont encore les raisons qui font que l&#8217;élève pensent ceci plutôt que cela. Donc ce sont encore les arguments qui constituent l&#8217;essentiel. Et le fait que l&#8217;élève &laquo;&nbsp;le pense&nbsp;&raquo;&#8230; n&#8217;a pas grand intérêt. </p>
<p>D&#8217;ailleurs, à la réflexion, &laquo;&nbsp;je pense que&nbsp;&raquo;&#8230; l&#8217;on se moque de savoir ce que pensent les élèves. Après tout, qu&#8217;ils soient persuadés ou non par leur argumentation, on ne peut pas le savoir, et ce n&#8217;est pas ce qui nous intéresse. Ce qui nous intéresse, c&#8217;est que l&#8217;argumentation tienne la route. </p>
<p>A la rigueur, je serais même content de lire : &laquo;&nbsp;voici l&#8217;argumentation qui me semble la plus rationnelle, mais je n&#8217;arrive pas à être d&#8217;accord avec le résultat&nbsp;&raquo;. Que l&#8217;intime conviction (en termes kantiens, il faudrait dire &laquo;&nbsp;intime persuasion&nbsp;&raquo;) entre en conflit avec le produit du raisonnement, c&#8217;est plutôt bon signe&#8230;</p>
<p>D&#8217;un point de vue philosophique, s&#8217;entend. &laquo;&nbsp;Je n&#8217;en pense pas un mot, mais c&#8217;est pourtant ce que à quoi ma raison me conduit&nbsp;&raquo; : ce ne serait pas si mal, comme ouverture du sujet, non ?</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Cédric Eyssette</title>
		<link>http://eyssette.net/textes-pour-la-dissertation-la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/478#comment-62</link>
		<dc:creator>Cédric Eyssette</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Oct 2009 22:42:50 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=478#comment-62</guid>
		<description>Merci Pascal pour ce soutien !

Je fais presque le même type de réponse pour la question de l&#039;usage du « je » dans les devoirs.
Il me semble aussi sur ce point que la convention va dans le sens de l&#039;usage du « nous » et de formules impersonnelles. Pourtant l&#039;usage du « je » ne me semble pas du tout contestable en principe (sous certaines conditions, cf. ci-dessous). Et du coup, là aussi je conseille à mes élèves de suivre la convention.

Il y a toutefois une différence par rapport à la question précédente. Si l&#039;on demande de préférer le « nous » et les formules impersonnelles, il y a ici une raison que je peux davantage comprendre : c&#039;est parce qu&#039;un devoir de philosophie n&#039;est pas l&#039;expression de l&#039;opinion d&#039;un individu (« moi, je pense que … »), mais un examen des idées. Interdire le « je », c&#039;est donc forcer l&#039;élève à considérer les idées en elles-mêmes et à dépasser sa propre subjectivité. Le problème, c&#039;est que nous voulons aussi que les élèves s&#039;engagent intellectuellement dans leur devoir, et qu&#039;ils portent un véritable jugement sur la question et les problèmes qu&#039;elles posent. Ici, le « je » retrouve toute sa place !

Au fond, si un élève est capable de dépasser le « je » de l&#039;opinion, et de lui substituer le « je » du jugement, je préfère largement le « je » au « nous » et au formules impersonnelles.
Mais comme la convention va dans le sens du « nous », et que l&#039;usage du « je » est difficile à maitriser, je leur conseille de respecter la convention.
Qu&#039;est-ce que tu en penses ? Que dis-tu à tes élèves ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci Pascal pour ce soutien !</p>
<p>Je fais presque le même type de réponse pour la question de l&#8217;usage du « je » dans les devoirs.<br />
Il me semble aussi sur ce point que la convention va dans le sens de l&#8217;usage du « nous » et de formules impersonnelles. Pourtant l&#8217;usage du « je » ne me semble pas du tout contestable en principe (sous certaines conditions, cf. ci-dessous). Et du coup, là aussi je conseille à mes élèves de suivre la convention.</p>
<p>Il y a toutefois une différence par rapport à la question précédente. Si l&#8217;on demande de préférer le « nous » et les formules impersonnelles, il y a ici une raison que je peux davantage comprendre : c&#8217;est parce qu&#8217;un devoir de philosophie n&#8217;est pas l&#8217;expression de l&#8217;opinion d&#8217;un individu (« moi, je pense que … »), mais un examen des idées. Interdire le « je », c&#8217;est donc forcer l&#8217;élève à considérer les idées en elles-mêmes et à dépasser sa propre subjectivité. Le problème, c&#8217;est que nous voulons aussi que les élèves s&#8217;engagent intellectuellement dans leur devoir, et qu&#8217;ils portent un véritable jugement sur la question et les problèmes qu&#8217;elles posent. Ici, le « je » retrouve toute sa place !</p>
<p>Au fond, si un élève est capable de dépasser le « je » de l&#8217;opinion, et de lui substituer le « je » du jugement, je préfère largement le « je » au « nous » et au formules impersonnelles.<br />
Mais comme la convention va dans le sens du « nous », et que l&#8217;usage du « je » est difficile à maitriser, je leur conseille de respecter la convention.<br />
Qu&#8217;est-ce que tu en penses ? Que dis-tu à tes élèves ?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Pascal G</title>
		<link>http://eyssette.net/textes-pour-la-dissertation-la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/478#comment-60</link>
		<dc:creator>Pascal G</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Oct 2009 22:14:35 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=478#comment-60</guid>
		<description>Hello,

Juste un petit message d&#039;appui : ta réponse correspond très exactement à celle que je fais à mes élèves. Il n&#039;y a aucune raison &quot;théorique&quot; qui s&#039;oppose à l&#039;idée de plan apparent ; mais il existe effectivement des correcteurs de philo que cela perturbe (j&#039;en connais, même s&#039;ils ne sont pas à Belleville). Nous arrivons donc à l&#039;idée très épicurienne qu&#039;il peut être sage de suivre les conventions, même lorsqu&#039;elles sont (ou paraissent) infondées. 
La stratégie la plus rationnelle n&#039;est pas nécesairement celle qui aboutit au résultat le plus valable...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Hello,</p>
<p>Juste un petit message d&#8217;appui : ta réponse correspond très exactement à celle que je fais à mes élèves. Il n&#8217;y a aucune raison &laquo;&nbsp;théorique&nbsp;&raquo; qui s&#8217;oppose à l&#8217;idée de plan apparent ; mais il existe effectivement des correcteurs de philo que cela perturbe (j&#8217;en connais, même s&#8217;ils ne sont pas à Belleville). Nous arrivons donc à l&#8217;idée très épicurienne qu&#8217;il peut être sage de suivre les conventions, même lorsqu&#8217;elles sont (ou paraissent) infondées.<br />
La stratégie la plus rationnelle n&#8217;est pas nécesairement celle qui aboutit au résultat le plus valable&#8230;</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Cédric Eyssette</title>
		<link>http://eyssette.net/textes-pour-la-dissertation-la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/478#comment-59</link>
		<dc:creator>Cédric Eyssette</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Oct 2009 21:58:17 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=478#comment-59</guid>
		<description>Bonsoir David. L&#039;habitude et les conventions font que plusieurs professeurs de philosophie n&#039;aiment pas voir apparaître le plan détaillé dans une copie. Je pense que l&#039;idée ici est que le plan devrait être tellement clair à la simple lecture de votre devoir, qu&#039;il ne devrait pas être nécessaire de l&#039;écrire en tant que tel.
Je dois vous avouer que je ne suis pas d&#039;accord, sur le principe, avec cette idée. Je crois au contraire que faire apparaître un plan aiderait bien des élèves à construire plus clairement leur devoir.
Comme ma position est encore minoritaire (c&#039;est en tout cas mon impression), je vous recommande d&#039;éviter de mettre des titres, afin de respecter ce qui n&#039;est après tout qu&#039;une convention sans grande conséquence.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir David. L&#8217;habitude et les conventions font que plusieurs professeurs de philosophie n&#8217;aiment pas voir apparaître le plan détaillé dans une copie. Je pense que l&#8217;idée ici est que le plan devrait être tellement clair à la simple lecture de votre devoir, qu&#8217;il ne devrait pas être nécessaire de l&#8217;écrire en tant que tel.<br />
Je dois vous avouer que je ne suis pas d&#8217;accord, sur le principe, avec cette idée. Je crois au contraire que faire apparaître un plan aiderait bien des élèves à construire plus clairement leur devoir.<br />
Comme ma position est encore minoritaire (c&#8217;est en tout cas mon impression), je vous recommande d&#8217;éviter de mettre des titres, afin de respecter ce qui n&#8217;est après tout qu&#8217;une convention sans grande conséquence.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : David</title>
		<link>http://eyssette.net/textes-pour-la-dissertation-la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/478#comment-49</link>
		<dc:creator>David</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Oct 2009 10:22:06 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=478#comment-49</guid>
		<description>Bonjour,
Je souhaiterais simplement savoir si le plan détaillé doit apparaitre dans la copie.
Merci d&#039;avance</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,<br />
Je souhaiterais simplement savoir si le plan détaillé doit apparaitre dans la copie.<br />
Merci d&#8217;avance</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Cédric Eyssette</title>
		<link>http://eyssette.net/textes-pour-la-dissertation-la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/478#comment-45</link>
		<dc:creator>Cédric Eyssette</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2009 19:02:13 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=478#comment-45</guid>
		<description>@Pascal : « Cédric, si tu veux que j’arrête de coloniser ton espace, tu me le dis.:-) »

Oh non ! Au contraire, c&#039;est un régal de voir que ce site permet ce genre de discussions. Continuez !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@Pascal : « Cédric, si tu veux que j’arrête de coloniser ton espace, tu me le dis.:-) »</p>
<p>Oh non ! Au contraire, c&#8217;est un régal de voir que ce site permet ce genre de discussions. Continuez !</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Pascal G</title>
		<link>http://eyssette.net/textes-pour-la-dissertation-la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/478#comment-44</link>
		<dc:creator>Pascal G</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2009 16:48:32 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=478#comment-44</guid>
		<description>Il me semble que tu formules très bien le problème à travers deux formules courantes (hein, Cédric ?) : être heureux pour de vrai, est-ce être heureux pour de vraies raisons ? Si c&#039;est le cas, il faudrait que la définition du bonheur puisse nous dire pourquoi. 

Or tu as tout à fait raison de dire qu&#039;une définition du bonheur comme celle d&#039;Epicure ne nous donne aucune raison définitive d&#039;effectuer ce lien. Pourquoi un individu situé dans la machine et ne souffrant d&#039;aucun trouble du corps ni de l&#039;esprit ne pourrait-il pas être dit &quot;heureux&quot;? Difficile de le soutenir dans le cadre de la théorie épicurienne. Difficile, même de poser le problème...

A la rigueur (mais c&#039;est un peu plus compliqué) on pourrait même dire qu&#039;un individu placé dans une machine à rêve au sein de laquelle il pourrait constater que tous ses désirs, quels qu&#039;ils soient, seront toujours satisfaits (sans lui apporter de troubles par la suite : il pourrait boire sans être souffrant le lendemain, etc.)pourrait être épicurien... tout en désirant des désirs non nécessaires ! Puisque les désirs superflus n&#039;apporteraient plus ni angoisses, ni douleurs.  

Attention tout de même à ne pas mélanger les problèmes. Pour Epicure, il y a bien un rapport entre bonheur et vérité ; c&#039;est que les erreurs et les illusions sont souvent causes de troubles et d&#039;angoisses. Par exemple, si pour Epicure il faut faire un peu de physique et d&#039;astronomie, ce n&#039;est pas parce qu&#039;elles seraient en elles-mêmes des disciplines qui rendraient heureux. (Comme l&#039;a dit un commentateur contemporain : chez Epicure, &quot;je vais mourir, ce n&#039;est pas le moment de faire des mathématiques !&quot;) 

Mais le fait de faire un peu de physique permet de comprendre, grâce à l&#039;atomisme, qu&#039;il ne peut pas y avoir de &quot;vie après la mort&quot;, que les dieux ne peuvent pas se soucier de ce que nous faisons...  bref de nous délivrer d&#039;angoisses qui ne reposent que sur une mauvaise connaissance de la texture du monde. Il subsiste donc bel et bien un rapport entre connaissance de la vérité et bonheur chez Epicure. Voilà voilà...

Cédric, si tu veux que j&#039;arrête de coloniser ton espace, tu me le dis.:-)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Il me semble que tu formules très bien le problème à travers deux formules courantes (hein, Cédric ?) : être heureux pour de vrai, est-ce être heureux pour de vraies raisons ? Si c&#8217;est le cas, il faudrait que la définition du bonheur puisse nous dire pourquoi. </p>
<p>Or tu as tout à fait raison de dire qu&#8217;une définition du bonheur comme celle d&#8217;Epicure ne nous donne aucune raison définitive d&#8217;effectuer ce lien. Pourquoi un individu situé dans la machine et ne souffrant d&#8217;aucun trouble du corps ni de l&#8217;esprit ne pourrait-il pas être dit &laquo;&nbsp;heureux&nbsp;&raquo;? Difficile de le soutenir dans le cadre de la théorie épicurienne. Difficile, même de poser le problème&#8230;</p>
<p>A la rigueur (mais c&#8217;est un peu plus compliqué) on pourrait même dire qu&#8217;un individu placé dans une machine à rêve au sein de laquelle il pourrait constater que tous ses désirs, quels qu&#8217;ils soient, seront toujours satisfaits (sans lui apporter de troubles par la suite : il pourrait boire sans être souffrant le lendemain, etc.)pourrait être épicurien&#8230; tout en désirant des désirs non nécessaires ! Puisque les désirs superflus n&#8217;apporteraient plus ni angoisses, ni douleurs.  </p>
<p>Attention tout de même à ne pas mélanger les problèmes. Pour Epicure, il y a bien un rapport entre bonheur et vérité ; c&#8217;est que les erreurs et les illusions sont souvent causes de troubles et d&#8217;angoisses. Par exemple, si pour Epicure il faut faire un peu de physique et d&#8217;astronomie, ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;elles seraient en elles-mêmes des disciplines qui rendraient heureux. (Comme l&#8217;a dit un commentateur contemporain : chez Epicure, &laquo;&nbsp;je vais mourir, ce n&#8217;est pas le moment de faire des mathématiques !&nbsp;&raquo;) </p>
<p>Mais le fait de faire un peu de physique permet de comprendre, grâce à l&#8217;atomisme, qu&#8217;il ne peut pas y avoir de &laquo;&nbsp;vie après la mort&nbsp;&raquo;, que les dieux ne peuvent pas se soucier de ce que nous faisons&#8230;  bref de nous délivrer d&#8217;angoisses qui ne reposent que sur une mauvaise connaissance de la texture du monde. Il subsiste donc bel et bien un rapport entre connaissance de la vérité et bonheur chez Epicure. Voilà voilà&#8230;</p>
<p>Cédric, si tu veux que j&#8217;arrête de coloniser ton espace, tu me le dis.:-)</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Yvon</title>
		<link>http://eyssette.net/textes-pour-la-dissertation-la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/478#comment-42</link>
		<dc:creator>Yvon</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2009 15:25:04 +0000</pubDate>
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		<description>Je vois. Peut-on donc dire que le bonheur n&#039;est pas simplement le fait d&#039;être heureux (aponie + ataraxie par exemple) mais le fait d&#039;être heureux pour de vrai ? Pour de vraies raisons ? Est-ce que cela implique que le bonheur est atteint aussi par la connaissance par exemple, ou bien que le but de tous les hommes n&#039;est finalement pas le bonheur ? Est-ce que le mot bonheur est clairement défini ? Défini-t-on par bonheur le bien suprême ou est-ce &quot;simplement&quot; la combinaison de l&#039;aponie et de l&#039;ataraxie (définition d&#039;Epicure du bonheur non ?) ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je vois. Peut-on donc dire que le bonheur n&#8217;est pas simplement le fait d&#8217;être heureux (aponie + ataraxie par exemple) mais le fait d&#8217;être heureux pour de vrai ? Pour de vraies raisons ? Est-ce que cela implique que le bonheur est atteint aussi par la connaissance par exemple, ou bien que le but de tous les hommes n&#8217;est finalement pas le bonheur ? Est-ce que le mot bonheur est clairement défini ? Défini-t-on par bonheur le bien suprême ou est-ce &laquo;&nbsp;simplement&nbsp;&raquo; la combinaison de l&#8217;aponie et de l&#8217;ataraxie (définition d&#8217;Epicure du bonheur non ?) ?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Pascal G</title>
		<link>http://eyssette.net/textes-pour-la-dissertation-la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/478#comment-33</link>
		<dc:creator>Pascal G</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 20:45:49 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=478#comment-33</guid>
		<description>Re-bonsoir Yvon,

Juste un petit mot pour dire que l&#039;une des tes affirmations est discutable (après tout, tu m&#039;as réfuté le premier): &quot;D’un point de vue extérieur, une fois de plus, personne ne choisirait cette voie. L’idée même d’un tel faux bonheur repousserait n’importe qui.&quot;
Il y a au moins deux personnes qui ne sont pas d&#039;accord : Cypher dans Matrix, et une de mes élèves. Quant à Schwarzeneger dans &quot;Total recall&quot;, il a beau jeu de dire que c&#039;est la goutte de sueur sur le front de son partenaire qui lui fait choisir de considérer qu&#039;il n&#039;est pas dans un rêve... Il y a bien Tom Cruise à la fin de Vanilla Sky, mais bon.

Par ailleurs, il me semble qu&#039;il y a ici un risque de confusion entre bonheur illusoire et illusion de bonheur. Un individu dont tous les désirs sont satisfaits, qui nage dans l&#039;ataraxie et l&#039;aponie, n&#039;a pas l&#039;impression d&#039;être heureux : il l&#039;est. Ou alors, il faudrait expliquer pourquoi !
Mais un VRAI bonheur peut être fondé sur de FAUSSES raisons. La façon dont tu appréhendes la machine à expérience permet de faire une analogie avec un mari que sa femme trompe et qui est le plus heureux des hommes parce qu&#039;il n&#039;en sait rien. Ca ne fait pas de lui un individu malheureux. C&#039;est un vrai bonheur qui repose sur une croyance fausse. Et demander ici : mais pourrais-je choisir d&#039;être trompé sans m&#039;en rendre compte plutôt que d&#039;être lucide et malheureux ?... n&#039;a pas de sens ! 
Tout simplement parce que cela reviendrait à dire qu&#039;on peut choisir de ne pas être au courant de quelque chose, ou plutôt choisir de ne pas être au courant du fait qu&#039;il y a quelque chose à choisir !
C&#039;est tout le problème de Cypher dans Matrix : il préfère regagner le monde imaginaire de la matrice... mais en OUBLIANT qu&#039;il a fait ce choix. Est-ce une solution ? Pas du tout. Parce que quand on réfléchit un peu (ce que Cypher n&#039;a pas fait, mais c&#039;est normal parce que c&#039;est le Méchant), on s&#039;aperçoit qu&#039;il n&#039;y a aucune différence, du point de vue de Cypher, entre le choix qu&#039;il fait et celui de se suicider au moment même où un autre individu, qu&#039;il ne connaît pas, qu&#039;il ne connaîtra jamais et qui ne saura jamais qu&#039;il a existé, viendrait à naître. 
En un sens, ce n&#039;est pas un acte d&#039;égoïsme que fait Cypher : c&#039;est de l&#039;atruisme radical !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Re-bonsoir Yvon,</p>
<p>Juste un petit mot pour dire que l&#8217;une des tes affirmations est discutable (après tout, tu m&#8217;as réfuté le premier): &laquo;&nbsp;D’un point de vue extérieur, une fois de plus, personne ne choisirait cette voie. L’idée même d’un tel faux bonheur repousserait n’importe qui.&nbsp;&raquo;<br />
Il y a au moins deux personnes qui ne sont pas d&#8217;accord : Cypher dans Matrix, et une de mes élèves. Quant à Schwarzeneger dans &laquo;&nbsp;Total recall&nbsp;&raquo;, il a beau jeu de dire que c&#8217;est la goutte de sueur sur le front de son partenaire qui lui fait choisir de considérer qu&#8217;il n&#8217;est pas dans un rêve&#8230; Il y a bien Tom Cruise à la fin de Vanilla Sky, mais bon.</p>
<p>Par ailleurs, il me semble qu&#8217;il y a ici un risque de confusion entre bonheur illusoire et illusion de bonheur. Un individu dont tous les désirs sont satisfaits, qui nage dans l&#8217;ataraxie et l&#8217;aponie, n&#8217;a pas l&#8217;impression d&#8217;être heureux : il l&#8217;est. Ou alors, il faudrait expliquer pourquoi !<br />
Mais un VRAI bonheur peut être fondé sur de FAUSSES raisons. La façon dont tu appréhendes la machine à expérience permet de faire une analogie avec un mari que sa femme trompe et qui est le plus heureux des hommes parce qu&#8217;il n&#8217;en sait rien. Ca ne fait pas de lui un individu malheureux. C&#8217;est un vrai bonheur qui repose sur une croyance fausse. Et demander ici : mais pourrais-je choisir d&#8217;être trompé sans m&#8217;en rendre compte plutôt que d&#8217;être lucide et malheureux ?&#8230; n&#8217;a pas de sens !<br />
Tout simplement parce que cela reviendrait à dire qu&#8217;on peut choisir de ne pas être au courant de quelque chose, ou plutôt choisir de ne pas être au courant du fait qu&#8217;il y a quelque chose à choisir !<br />
C&#8217;est tout le problème de Cypher dans Matrix : il préfère regagner le monde imaginaire de la matrice&#8230; mais en OUBLIANT qu&#8217;il a fait ce choix. Est-ce une solution ? Pas du tout. Parce que quand on réfléchit un peu (ce que Cypher n&#8217;a pas fait, mais c&#8217;est normal parce que c&#8217;est le Méchant), on s&#8217;aperçoit qu&#8217;il n&#8217;y a aucune différence, du point de vue de Cypher, entre le choix qu&#8217;il fait et celui de se suicider au moment même où un autre individu, qu&#8217;il ne connaît pas, qu&#8217;il ne connaîtra jamais et qui ne saura jamais qu&#8217;il a existé, viendrait à naître.<br />
En un sens, ce n&#8217;est pas un acte d&#8217;égoïsme que fait Cypher : c&#8217;est de l&#8217;atruisme radical !</p>
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		<title>Par : Yvon</title>
		<link>http://eyssette.net/textes-pour-la-dissertation-la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/478#comment-31</link>
		<dc:creator>Yvon</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 17:50:25 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=478#comment-31</guid>
		<description>Et si l&#039;on ne revenait jamais de la machine, que nous ne savions pas que nous étions entrés dedans, que nous n&#039;avions jamais conscience que quelque chose avait changé, mais que malgré tout nous fussions heureux... Qu&#039;en serait-il... D&#039;un point de vue extérieur, une fois de plus, personne ne choisirait cette voie. L&#039;idée même d&#039;un tel faux bonheur repousserait n&#039;importe qui. Mais une fois dedans, le bonheur serait maximal. Peut-être faut-il se placer du point de vue d&#039;un utilisateur de la machine et oublier un peu notre existence. Au final, ce sont deux existences différentes non ? L&#039;une est banale et réelle pour l&#039;individu qui vit dedans, fausse pour celui qui est dans la machine. L&#039;autre (l&#039;existence dans la machine) amène au bonheur tout en paraissant réelle pour celui qui la vit, et fausse du point de vue d&#039;un individu extérieur. Une fois les deux existences présentées de cette manière. Qui peut dire laquelle est vraie et laquelle est fausse ? Si je suis dans la machine et vous dehors, ce sera votre parole contre la mienne. Qu&#039;en pensez-vous ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Et si l&#8217;on ne revenait jamais de la machine, que nous ne savions pas que nous étions entrés dedans, que nous n&#8217;avions jamais conscience que quelque chose avait changé, mais que malgré tout nous fussions heureux&#8230; Qu&#8217;en serait-il&#8230; D&#8217;un point de vue extérieur, une fois de plus, personne ne choisirait cette voie. L&#8217;idée même d&#8217;un tel faux bonheur repousserait n&#8217;importe qui. Mais une fois dedans, le bonheur serait maximal. Peut-être faut-il se placer du point de vue d&#8217;un utilisateur de la machine et oublier un peu notre existence. Au final, ce sont deux existences différentes non ? L&#8217;une est banale et réelle pour l&#8217;individu qui vit dedans, fausse pour celui qui est dans la machine. L&#8217;autre (l&#8217;existence dans la machine) amène au bonheur tout en paraissant réelle pour celui qui la vit, et fausse du point de vue d&#8217;un individu extérieur. Une fois les deux existences présentées de cette manière. Qui peut dire laquelle est vraie et laquelle est fausse ? Si je suis dans la machine et vous dehors, ce sera votre parole contre la mienne. Qu&#8217;en pensez-vous ?</p>
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