Organiser son année : planifier les cours et les devoirs

Il est très utile de préparer pendant les vacances un plan général de l’année, avec une progression pour le contenu, une progression méthodologique, et une prévision des dates de devoir.

Je ne suis pas encore parvenu cette année à une progression métholodogique vraiment précise (je pense que c’est moins important), mais pour la première fois j’ai une organisation claire et détaillée du rythme des devoirs et de la manière dont je vais « faire le programme ».

Les années précédentes, je me faisais déjà un plan sur l’année complète, mais j’en restais à des indications générales. Or, avec ce type d’organisation, la charge de travail devient parfois beaucoup trop intense en terme de correction de copies et de préparation de cours, et à la limite de l’ingérable lorsque s’ajoutent les aléas de la vie.

Je ne vous propose toutefois pas une discussion sur l’utilité de planifier son année, mais plutôt sur la manière de le faire. Comment organisez-vous vos cours sur l’année ? Quelle progression adoptez-vous ? Comment faites-vous pour répartir les devoirs dans l’année ?

Je soumets d’ores et déjà à votre regard critique ma progression de cette année, et mon organisation des devoirs :

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5 Commentaires »

 
  • Je n’ai pas précisé comment j’envisageais la logique de ma progression.
    Mon plan part des questions les plus existentielles (à propos du bonheur, de la morale, de la liberté). Nous abordons ensuite des questions qui nécessitent de se décentrer par rapport à soi-même (philosophie de la culture, philosophie sociale et politique), pour arriver finalement aux questions les plus théoriques et abstraites (épistémologie et métaphysique).
    D’après les modèles proposés par l’Acireph dans son chantier sur la progressivité, je suis dans le modèle « escalier » : ma progression est organisée selon une complexité croissante (du plus accessible au moins accessible).
    Je présuppose ici que la complexité dépend du degré de décentrement requis par la question étudiée : on se pose assez naturellement la question de savoir ce qu’est le bonheur, mais tout le monde ne s’intéresse pas aux questions sociales et politiques, et on se demande encore moins souvent si le temps lui-même existe.

  • Nolwenn dit :

    Eh bien, vraiment chapeau ! C’est le genre de progression qui me file des complexes, mais ce n’est pas grave, chapeau !

  • Pascal G dit :

    Salut,

    « Dès que l’inflexible ordre matériel nous donne appui, alors la liberté se montre ; mais dès que nous voulons suivre la fantaisie, nos inventions sont souvent niaises et plus rarement émouvantes, mais sans rien de bon ni de beau. »

    Si on admet que la version détaillée de tes progressions par classe peut être considérée comme un « ordre inflexible », tes cours de cette année vont être l’occasion pour la liberté de se dévoiler copieusement, dans un réseau d’inventions aussi belles que bonnes !

    Par ailleurs, j’aime bien ton approche de la complexité : le rapport être-temps comme question la plus complexe : pas très heideggerien… c’est dommage, pour une fois qu’on pouvait utiliser Monsieur Martin dans un chapitre !

    Bravo en tous cas : j’espère arriver à faire quelque chose d’aussi cohérent avec mes enquêtes criminelles.

    • Salut Pascal, je ne suis vraiment pas heideggerien, mais est-ce que Heidegger dit vraiment que la question être-temps est simple ? Ne sommes-nous pas au contraire dans l’oubli de cette question selon Heidegger ? Certes l’homme selon H. est Dasein, un être voué à se poser la question de l’être, mais H. n’affirme-t-il pas que l’homme fuit cette question et vit sur le mode de l’absence à soi ?