Ne sommes-nous pas esclaves des objets techniques ?

Ce cours portait à la fois sur la technique, le travail, la liberté, mais aussi en partie sur la culture et le langage. La structure du cours est la suivante :

1°) Analyse de la technique comme capacité de maîtrise : maîtrise théorique et maîtrise pratique, maîtrise de la nature et maîtrise de soi.

2°) Remise en cause de cette capacité de maîtrise : l’ouvrier et l’utilisateur sont dépossédés de tout savoir technique (Simondon, contra l’idée de maîtrise théorique), la technique externalise la puissance de l’homme au risque de le déposser de ses puissances propres (Rousseau, comparaison de l’homme sauvage et de l’homme civilisé, contra l’idée de maîtrise pratique), la technique est productrice de risques et d’accidents nouveaux (Virilio, contra l’idée de maîtrise de la nature), la production des objets techniques implique des formes de travail aliéné (Marx, contra l’idée de maîtrise de soi).

3°) Dépassement de la conception de la technique simplement à partir du point de vue du consommateur ou du producteur. Les objets techniques ne sont pas simplement des objets que nous produisons et que nous utilisons. Les objets techniques définissent des formes de vie, qui nous constituent en partie. Examen de cette idée à travers trois aspects : les objets techniques fonctionnent aussi à un niveau symbolique (Pierre Clastres, exemple de l’arc et du panier dans la société Guayaki), la valorisation des objets techniques et de la technique peut en venir à ériger en norme absolue la fonctionnalité dans tous les domaines et peut masquer le sens véritable des exigences de liberté et d’égalité (Baudrillard), certains objets techniques comme la télévision peuvent modifier notre rapport même aux choses (Debray)

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