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	<title>Commentaires sur : La conscience est-elle un obstacle au bonheur ?</title>
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	<link>http://eyssette.net/la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/455</link>
	<description>Professeur de philosophie</description>
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		<title>Par : Cédric Eyssette</title>
		<link>http://eyssette.net/la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/455#comment-215</link>
		<dc:creator>Cédric Eyssette</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2009 21:04:50 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=455#comment-215</guid>
		<description>À propos de la notion de conscience, vous pouvez consulter notamment les liens suivants :

http://www.eyssette.net/philosophie-de-l-esprit-sujet-conscience-inconscient-matiere-et-esprit/138

http://www.philolog.fr/categorie/cours/chapitre-ii/

http://tagetalex.free.fr/Conscience1.htm
http://tagetalex.free.fr/Conscience2.htm

http://dialog.ac-reims.fr/wphilo/philoreims/articles75c7.html?lng=fr&amp;pg=161</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>À propos de la notion de conscience, vous pouvez consulter notamment les liens suivants :</p>
<p><a href="http://www.eyssette.net/philosophie-de-l-esprit-sujet-conscience-inconscient-matiere-et-esprit/138" rel="nofollow">http://www.eyssette.net/philosophie-de-l-esprit-sujet-conscience-inconscient-matiere-et-esprit/138</a></p>
<p><a href="http://www.philolog.fr/categorie/cours/chapitre-ii/" rel="nofollow">http://www.philolog.fr/categorie/cours/chapitre-ii/</a></p>
<p><a href="http://tagetalex.free.fr/Conscience1.htm" rel="nofollow">http://tagetalex.free.fr/Conscience1.htm</a><br />
<a href="http://tagetalex.free.fr/Conscience2.htm" rel="nofollow">http://tagetalex.free.fr/Conscience2.htm</a></p>
<p><a href="http://dialog.ac-reims.fr/wphilo/philoreims/articles75c7.html?lng=fr&#038;pg=161" rel="nofollow">http://dialog.ac-reims.fr/wphilo/philoreims/articles75c7.html?lng=fr&#038;pg=161</a></p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Mylène</title>
		<link>http://eyssette.net/la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/455#comment-190</link>
		<dc:creator>Mylène</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Oct 2009 14:14:54 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=455#comment-190</guid>
		<description>Bonjour, je suis en TS3 et j&#039;ai consulté votre site bien que je ne sois pas dans votre lycée ni de la même région que vous.Je voulais plus d&#039;informations sur le sujet de la conscience. J&#039;ai trouvé certaines réponses que je n&#039;avais pas dans mon cours.
Merci et bonne continuation.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour, je suis en TS3 et j&#8217;ai consulté votre site bien que je ne sois pas dans votre lycée ni de la même région que vous.Je voulais plus d&#8217;informations sur le sujet de la conscience. J&#8217;ai trouvé certaines réponses que je n&#8217;avais pas dans mon cours.<br />
Merci et bonne continuation.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Cédric Eyssette</title>
		<link>http://eyssette.net/la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/455#comment-183</link>
		<dc:creator>Cédric Eyssette</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Oct 2009 17:20:35 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=455#comment-183</guid>
		<description>Pensez à ce que nous avons vu à propos du divertissement chez Pascal (cf. sur ce point &lt;a href=&quot;#comment-176&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;les références déjà données&lt;/a&gt;).</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pensez à ce que nous avons vu à propos du divertissement chez Pascal (cf. sur ce point <a href="#comment-176" rel="nofollow">les références déjà données</a>).</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : remi</title>
		<link>http://eyssette.net/la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/455#comment-182</link>
		<dc:creator>remi</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Oct 2009 16:58:40 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=455#comment-182</guid>
		<description>bonsoir,

je vois tout a fait comment faire le lien avec le cours et le sujet pour la premiere partie (l&#039;homme un etre de desir); mais concerant la seconde partie (existence fragile) je ne vois pas ce qui pourrait nous aider dans le cours ou dans les textes en ligne. De plus je ne trouve qu&#039;un seul argument qui puisse convenir
-&gt; l&#039;homme vit perpetuellement dans la crainte et l&#039;angoisse (a cause du fait qu&#039;il a on conscience qu&#039;il peut  mourrir a tout moment, que le malheur ou la souffrance peuvent s&#039;abbatre sur lui...), et cela le detourne de la quête du bonheur.

merci d&#039;avance, bon week end.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>bonsoir,</p>
<p>je vois tout a fait comment faire le lien avec le cours et le sujet pour la premiere partie (l&#8217;homme un etre de desir); mais concerant la seconde partie (existence fragile) je ne vois pas ce qui pourrait nous aider dans le cours ou dans les textes en ligne. De plus je ne trouve qu&#8217;un seul argument qui puisse convenir<br />
-&gt; l&#8217;homme vit perpetuellement dans la crainte et l&#8217;angoisse (a cause du fait qu&#8217;il a on conscience qu&#8217;il peut  mourrir a tout moment, que le malheur ou la souffrance peuvent s&#8217;abbatre sur lui&#8230;), et cela le detourne de la quête du bonheur.</p>
<p>merci d&#8217;avance, bon week end.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Cédric Eyssette</title>
		<link>http://eyssette.net/la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/455#comment-180</link>
		<dc:creator>Cédric Eyssette</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Oct 2009 15:38:54 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=455#comment-180</guid>
		<description>J&#039;ai déjà répondu à cette question &lt;a href=&quot;http://www.eyssette.net/textes-pour-la-dissertation-la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/478/comment-page-1#comment-59&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;ici (cliquez sur le lien)&lt;/a&gt;.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai déjà répondu à cette question <a href="http://www.eyssette.net/textes-pour-la-dissertation-la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/478/comment-page-1#comment-59" rel="nofollow">ici (cliquez sur le lien)</a>.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : marion TS4</title>
		<link>http://eyssette.net/la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/455#comment-179</link>
		<dc:creator>marion TS4</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Oct 2009 13:41:55 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=455#comment-179</guid>
		<description>Bonjour monsieur,

Est ce que l&#039;on doit indiquer le titre des parties et des sous parties dans la dissertation?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour monsieur,</p>
<p>Est ce que l&#8217;on doit indiquer le titre des parties et des sous parties dans la dissertation?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Cédric Eyssette</title>
		<link>http://eyssette.net/la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/455#comment-176</link>
		<dc:creator>Cédric Eyssette</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Oct 2009 11:59:53 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=455#comment-176</guid>
		<description>@Mathilde : « Je trouve cela pertinent, et me donne envie de lire plus en détail Freud »

Vous pouvez lire un extrait plus long (ainsi qu&#039;un début d&#039;analyse) &lt;a href=&quot;http://www.philolog.fr/il-nest-point-entre-dans-le-plan-de-la-creation-que-lhomme-soit-heureux/&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;ici (cliquez sur le lien)&lt;/a&gt;.

Votre rapprochement entre Pascal et le contemptus mundi est tout à fait pertinent.

Pour approfondir ce que nous avons sur Pascal en cours, vous pouvez consulter sur internet :
- &lt;a href=&quot;http://www.philolog.fr/le-divertissement-pascal/&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;le site Philolog&lt;/a&gt;, ou bien &lt;a href=&quot;http://www.harrystaut.fr/?p=82&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;le site Harrystaut&lt;/a&gt;
- deux articles : Martine Pécharman, &lt;a href=&quot;http://www.cairn.info/revue-cites-2001-3-page-13.htm&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;&lt;i&gt;Le divertissement selon Pascal ou la fiction de l’immortalité&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; et Dominique Weber, &lt;a href=&quot;http://www.cairn.info/revue-etudes-2001-12-page-631.htm&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;&lt;i&gt;La fuite de soi, le masque du divertissement - Leçons pascaliennes&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@Mathilde : « Je trouve cela pertinent, et me donne envie de lire plus en détail Freud »</p>
<p>Vous pouvez lire un extrait plus long (ainsi qu&#8217;un début d&#8217;analyse) <a href="http://www.philolog.fr/il-nest-point-entre-dans-le-plan-de-la-creation-que-lhomme-soit-heureux/" rel="nofollow">ici (cliquez sur le lien)</a>.</p>
<p>Votre rapprochement entre Pascal et le contemptus mundi est tout à fait pertinent.</p>
<p>Pour approfondir ce que nous avons sur Pascal en cours, vous pouvez consulter sur internet :<br />
- <a href="http://www.philolog.fr/le-divertissement-pascal/" rel="nofollow">le site Philolog</a>, ou bien <a href="http://www.harrystaut.fr/?p=82" rel="nofollow">le site Harrystaut</a><br />
- deux articles : Martine Pécharman, <a href="http://www.cairn.info/revue-cites-2001-3-page-13.htm" rel="nofollow"><i>Le divertissement selon Pascal ou la fiction de l’immortalité</i></a> et Dominique Weber, <a href="http://www.cairn.info/revue-etudes-2001-12-page-631.htm" rel="nofollow"><i>La fuite de soi, le masque du divertissement &#8211; Leçons pascaliennes</i></a></p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Cédric Eyssette</title>
		<link>http://eyssette.net/la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/455#comment-174</link>
		<dc:creator>Cédric Eyssette</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Oct 2009 11:38:18 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=455#comment-174</guid>
		<description>Faire un forum me semble redondant : la discussion se fait ici dans les commentaires. Dans un forum aussi les sujets changent. J&#039;ai toutefois caché par défaut la discussion sur l&#039;utilitarisme, qui est loin du sujet. Et dans l&#039;idéal, il faudrait que chacun pense à utiliser le bouton « répondre » pour poursuivre une discussion (cela faciliterait effectivement la lecture).</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Faire un forum me semble redondant : la discussion se fait ici dans les commentaires. Dans un forum aussi les sujets changent. J&#8217;ai toutefois caché par défaut la discussion sur l&#8217;utilitarisme, qui est loin du sujet. Et dans l&#8217;idéal, il faudrait que chacun pense à utiliser le bouton « répondre » pour poursuivre une discussion (cela faciliterait effectivement la lecture).</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Cédric Eyssette</title>
		<link>http://eyssette.net/la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/455#comment-173</link>
		<dc:creator>Cédric Eyssette</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Oct 2009 11:33:27 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=455#comment-173</guid>
		<description>J&#039;ai déjà commencé à répondre à cette question &lt;a href=&quot;#comment-126&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;ci-dessus (cliquez le lien)&lt;/a&gt;.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai déjà commencé à répondre à cette question <a href="#comment-126" rel="nofollow">ci-dessus (cliquez le lien)</a>.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : etienne</title>
		<link>http://eyssette.net/la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/455#comment-172</link>
		<dc:creator>etienne</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Oct 2009 09:36:40 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=455#comment-172</guid>
		<description>Bonjour a tous


 j&#039;ai du mal a cerner la deuxieme grande partie. J&#039;aimerai savoir ce que vous entendez dans la condition humaine car j&#039;ai des idées pour debuter cette aprtie mais j&#039;ai beaucoup de mal a définir la condition humaine.

Merci d&#039;avance et bonne apettit a tous</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour a tous</p>
<p> j&#8217;ai du mal a cerner la deuxieme grande partie. J&#8217;aimerai savoir ce que vous entendez dans la condition humaine car j&#8217;ai des idées pour debuter cette aprtie mais j&#8217;ai beaucoup de mal a définir la condition humaine.</p>
<p>Merci d&#8217;avance et bonne apettit a tous</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Lucas</title>
		<link>http://eyssette.net/la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/455#comment-167</link>
		<dc:creator>Lucas</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 17:25:10 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=455#comment-167</guid>
		<description>Bonsoir,

Je n&#039;ai encore pas bien pris mes aises dans votre site, mais je me demandais si il y avait une section discutions, avec plusieurs sujets comme un forum? Parce qu&#039;il est assez difficile de suivre la conversation aux milieux des discutions des élèves, les sujets changent, etc.

Merci.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir,</p>
<p>Je n&#8217;ai encore pas bien pris mes aises dans votre site, mais je me demandais si il y avait une section discutions, avec plusieurs sujets comme un forum? Parce qu&#8217;il est assez difficile de suivre la conversation aux milieux des discutions des élèves, les sujets changent, etc.</p>
<p>Merci.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Mathilde TS1</title>
		<link>http://eyssette.net/la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/455#comment-166</link>
		<dc:creator>Mathilde TS1</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 17:01:36 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=455#comment-166</guid>
		<description>Bonsoir, 
Je vous remercie pour ses textes, je cherchais effectivement des textes qui défendent l&#039;impossibilité du bonheur pure et dure.
Freud défend cette thèse par d&#039;autres arguments que le désir et la frustration, comme la dissolution inexorable du corps, les souffrances issues des relations entre les Hommes... je trouve cela pertinent, et me donne envie de lire plus en détail Freud.
Quant à Pascal, j&#039;avouerais que ses textes me paraissent un peu opaques ^^&#039;, son idée de trouver le bonheur dans la recherche de Dieu ne se rapporte t-elle pas à la doctrine &quot;contemptus mundi&quot; ?
Enfin Cioran est très agréable à lire, il semblerait répondre au sujet de notre dissertation par : &quot;La conscience est bien plus que l&#039;écharde, elle est le poignard dans la chair.&quot; De manière pessimiste, certes. ^^</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir,<br />
Je vous remercie pour ses textes, je cherchais effectivement des textes qui défendent l&#8217;impossibilité du bonheur pure et dure.<br />
Freud défend cette thèse par d&#8217;autres arguments que le désir et la frustration, comme la dissolution inexorable du corps, les souffrances issues des relations entre les Hommes&#8230; je trouve cela pertinent, et me donne envie de lire plus en détail Freud.<br />
Quant à Pascal, j&#8217;avouerais que ses textes me paraissent un peu opaques ^^&#8217;, son idée de trouver le bonheur dans la recherche de Dieu ne se rapporte t-elle pas à la doctrine &laquo;&nbsp;contemptus mundi&nbsp;&raquo; ?<br />
Enfin Cioran est très agréable à lire, il semblerait répondre au sujet de notre dissertation par : &laquo;&nbsp;La conscience est bien plus que l&#8217;écharde, elle est le poignard dans la chair.&nbsp;&raquo; De manière pessimiste, certes. ^^</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : remi</title>
		<link>http://eyssette.net/la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/455#comment-164</link>
		<dc:creator>remi</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 16:37:32 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=455#comment-164</guid>
		<description>bonsoir
ok, merci de m&#039;eviter la bulle.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>bonsoir<br />
ok, merci de m&#8217;eviter la bulle.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Yvon</title>
		<link>http://eyssette.net/la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/455#comment-161</link>
		<dc:creator>Yvon</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 12:34:41 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=455#comment-161</guid>
		<description>Bonjour,

En feuilletant un magazine, j&#039;ai trouvé un passage traitant du bonheur. Un point me parait intéressant à mettre en relation avec l&#039;idée d&#039;Emmanuel, relevée par Pascal.

Un bon moyen d&#039;atteindre le bonheur est de se concentrer sur le moment présent. Voilà une idée présentée dans l&#039;extrait que j&#039;ai lu. Je crois qu&#039;en évitant de faire dériver ses pensées, en évitant de se lamenter sur d&#039;autres problèmes pendant telle ou telle activité, on peut rester concentré et trouver le bonheur lors de chaque activité. C&#039;est donc sur le chemin, pour reprendre l&#039;image de Lao-Tseu, qu&#039;il faut chercher et trouver le bonheur. Il ne faut pas atteindre le bout du chemin pour le trouver parce qu&#039;il se pourrait bien qu&#039;il n&#039;y soit pas, ou que le chemin n&#039;ait pas de fin.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>En feuilletant un magazine, j&#8217;ai trouvé un passage traitant du bonheur. Un point me parait intéressant à mettre en relation avec l&#8217;idée d&#8217;Emmanuel, relevée par Pascal.</p>
<p>Un bon moyen d&#8217;atteindre le bonheur est de se concentrer sur le moment présent. Voilà une idée présentée dans l&#8217;extrait que j&#8217;ai lu. Je crois qu&#8217;en évitant de faire dériver ses pensées, en évitant de se lamenter sur d&#8217;autres problèmes pendant telle ou telle activité, on peut rester concentré et trouver le bonheur lors de chaque activité. C&#8217;est donc sur le chemin, pour reprendre l&#8217;image de Lao-Tseu, qu&#8217;il faut chercher et trouver le bonheur. Il ne faut pas atteindre le bout du chemin pour le trouver parce qu&#8217;il se pourrait bien qu&#8217;il n&#8217;y soit pas, ou que le chemin n&#8217;ait pas de fin.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Cédric Eyssette</title>
		<link>http://eyssette.net/la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/455#comment-153</link>
		<dc:creator>Cédric Eyssette</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 00:41:58 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=455#comment-153</guid>
		<description>&lt;a href=&quot;javascript:void(0)&quot; class=&quot;CEtoggle&quot; id=&quot;CEtoggle-455-10&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;La suite de ce message relève plus de la partie « Recherche » &lt;/a&gt;
&lt;div class=&quot;CEtoggleT&quot; id=&quot;CEtoggle-455-10T&quot;&gt;
Je crois qu&#039;il y a tout simplement une réfutation pratique à l&#039;idée qu&#039;on ne peut pas comparer les douleurs, mais dont le fondement théorique est difficile à établir. L&#039;argument pourrait se formuler ainsi :

(1) Nous traitons différemment une personne qui s&#039;est fait une petite coupure sur le doigt et une personne qui souffre de colique néphrétique.
(2) L&#039;attitude que nous adoptons dans le cas (1) est légitime.
(3) S&#039;il est impossible de comparer la douleur des individus, alors l&#039;attitude que nous adoptons dans le cas (1) n&#039;a pas de sens et n&#039;est donc pas légitime.
Conclusion : il n&#039;est pas impossible de comparer la douleur des individus.

Quel est le fondement théorique à la possibilité de comparer la douleur des invididus ?
Avant tout, je crois qu&#039;il faut d&#039;abord s&#039;attaquer au prétendu fondement théorique de l&#039;impossibilité d&#039;une comparaison. En effet, l&#039;idée qu&#039;on ne pourrait pas comparer les douleurs me semble prisonnière de deux conceptions :

1°) d&#039;une part d&#039;une conception de l&#039;esprit dualiste (la douleur fait partie du domaine des qualia, c&#039;est-à-dire des sensations privées, incommunicables qui existent seulement dans la conscience, dans un esprit)

2°) et d&#039;autre part d&#039;une épistémologie internaliste et infaillibiliste (le savoir suppose l&#039;accès par soi-même à des preuves, le savoir requiert la certitude).

Si au contraire, on sort la douleur du cadre des qualia et qu&#039;on affirme que douleurs, causes de douleur et comportements de douleur forment un tout indissociable (dans une perspective fonctionnaliste), alors on peut s&#039;autoriser à comparer les douleurs, en fonction des comportements et des causes de douleurs.

De même, si on ne requiert plus la certitude et l&#039;accès à des données internes à l&#039;esprit, on peut justifier une forme de savoir dans le cas des comparaisons entre douleurs. Ce savoir serait faillible (on ne peut être absolument certain) et la justification pourrait être externe (par exemple si elle repose sur une identité entre états neuronaux à laquelle nous n&#039;avons pas accès).

Je n&#039;ai pas le temps de développer, mais je pense qu&#039;il faudrait aussi s&#039;intéresser aux méthodes qu&#039;utilisent les médecins pour chercher à mesurer la douleur, notamment en pédiatrie.&lt;/div&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p><a href="javascript:void(0)" class="CEtoggle" id="CEtoggle-455-10" rel="nofollow">La suite de ce message relève plus de la partie « Recherche » </a></p>
<div class="CEtoggleT" id="CEtoggle-455-10T">
Je crois qu&#8217;il y a tout simplement une réfutation pratique à l&#8217;idée qu&#8217;on ne peut pas comparer les douleurs, mais dont le fondement théorique est difficile à établir. L&#8217;argument pourrait se formuler ainsi :</p>
<p>(1) Nous traitons différemment une personne qui s&#8217;est fait une petite coupure sur le doigt et une personne qui souffre de colique néphrétique.<br />
(2) L&#8217;attitude que nous adoptons dans le cas (1) est légitime.<br />
(3) S&#8217;il est impossible de comparer la douleur des individus, alors l&#8217;attitude que nous adoptons dans le cas (1) n&#8217;a pas de sens et n&#8217;est donc pas légitime.<br />
Conclusion : il n&#8217;est pas impossible de comparer la douleur des individus.</p>
<p>Quel est le fondement théorique à la possibilité de comparer la douleur des invididus ?<br />
Avant tout, je crois qu&#8217;il faut d&#8217;abord s&#8217;attaquer au prétendu fondement théorique de l&#8217;impossibilité d&#8217;une comparaison. En effet, l&#8217;idée qu&#8217;on ne pourrait pas comparer les douleurs me semble prisonnière de deux conceptions :</p>
<p>1°) d&#8217;une part d&#8217;une conception de l&#8217;esprit dualiste (la douleur fait partie du domaine des qualia, c&#8217;est-à-dire des sensations privées, incommunicables qui existent seulement dans la conscience, dans un esprit)</p>
<p>2°) et d&#8217;autre part d&#8217;une épistémologie internaliste et infaillibiliste (le savoir suppose l&#8217;accès par soi-même à des preuves, le savoir requiert la certitude).</p>
<p>Si au contraire, on sort la douleur du cadre des qualia et qu&#8217;on affirme que douleurs, causes de douleur et comportements de douleur forment un tout indissociable (dans une perspective fonctionnaliste), alors on peut s&#8217;autoriser à comparer les douleurs, en fonction des comportements et des causes de douleurs.</p>
<p>De même, si on ne requiert plus la certitude et l&#8217;accès à des données internes à l&#8217;esprit, on peut justifier une forme de savoir dans le cas des comparaisons entre douleurs. Ce savoir serait faillible (on ne peut être absolument certain) et la justification pourrait être externe (par exemple si elle repose sur une identité entre états neuronaux à laquelle nous n&#8217;avons pas accès).</p>
<p>Je n&#8217;ai pas le temps de développer, mais je pense qu&#8217;il faudrait aussi s&#8217;intéresser aux méthodes qu&#8217;utilisent les médecins pour chercher à mesurer la douleur, notamment en pédiatrie.</p></div>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Cédric Eyssette</title>
		<link>http://eyssette.net/la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/455#comment-152</link>
		<dc:creator>Cédric Eyssette</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 00:08:12 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=455#comment-152</guid>
		<description>Bonsoir Rémi.
Attention, votre rapprochement n&#039;est pas pertinent du tout.
Vous partez d&#039;abord de l&#039;exemple d&#039;une femme « qui aurait conscience qu&#039;il lui faut acheter le parfum de Dior ». ATTENTION, si vous affirmez cela, cela veut dire que vous pensez qu&#039;il faut que cette femme achète le parfum de Dior pour parvenir au bonheur !!
D&#039;autre part, vous écrivez que la conscience de l&#039;influence de la publicité nous empêche d&#039;accéder au bonheur véritable. C&#039;est là encore très confus : vous présupposez que le bonheur véritable c&#039;est d&#039;être ignorant de ce qui influence nos représentations du bonheur. Au contraire la notion de bonheur véritable suppose une distinction par rapport aux fausses représentations du bonheur, ce qui implique qu&#039;on cherche à comprendre ce qui façonne nos représentations du bonheur. De plus, vous présupposez que le bonheur véritable se trouve dans les modèles de bonheur que proposent les publicités, ce qui manque beaucoup de pertinence.

En revanche, vous pouvez très bien utiliser ce que nous avons fait sur la publicité, mais plutôt en troisième partie, par exemple pour montrer qu&#039;il faut prendre conscience de ce qui façonne nos représentations du bonheur pour parvenir à un véritable bonheur, et à un bonheur libre.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir Rémi.<br />
Attention, votre rapprochement n&#8217;est pas pertinent du tout.<br />
Vous partez d&#8217;abord de l&#8217;exemple d&#8217;une femme « qui aurait conscience qu&#8217;il lui faut acheter le parfum de Dior ». ATTENTION, si vous affirmez cela, cela veut dire que vous pensez qu&#8217;il faut que cette femme achète le parfum de Dior pour parvenir au bonheur !!<br />
D&#8217;autre part, vous écrivez que la conscience de l&#8217;influence de la publicité nous empêche d&#8217;accéder au bonheur véritable. C&#8217;est là encore très confus : vous présupposez que le bonheur véritable c&#8217;est d&#8217;être ignorant de ce qui influence nos représentations du bonheur. Au contraire la notion de bonheur véritable suppose une distinction par rapport aux fausses représentations du bonheur, ce qui implique qu&#8217;on cherche à comprendre ce qui façonne nos représentations du bonheur. De plus, vous présupposez que le bonheur véritable se trouve dans les modèles de bonheur que proposent les publicités, ce qui manque beaucoup de pertinence.</p>
<p>En revanche, vous pouvez très bien utiliser ce que nous avons fait sur la publicité, mais plutôt en troisième partie, par exemple pour montrer qu&#8217;il faut prendre conscience de ce qui façonne nos représentations du bonheur pour parvenir à un véritable bonheur, et à un bonheur libre.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Cédric Eyssette</title>
		<link>http://eyssette.net/la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/455#comment-151</link>
		<dc:creator>Cédric Eyssette</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2009 23:55:24 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=455#comment-151</guid>
		<description>C&#039;est une très bonne idée ! Pensez simplement à l&#039;introduire progressivement. Ne partez pas de ce que dit Épicure lui-même : partez d&#039;une idée assez simple (pour parvenir au bonheur, il faudrait avoir conscience de ce que nous désirons vraiment), et approfondissez &lt;b&gt;ensuite&lt;/b&gt; cette idée en vous servant, en &lt;b&gt;utilisant&lt;/b&gt; Epicure.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est une très bonne idée ! Pensez simplement à l&#8217;introduire progressivement. Ne partez pas de ce que dit Épicure lui-même : partez d&#8217;une idée assez simple (pour parvenir au bonheur, il faudrait avoir conscience de ce que nous désirons vraiment), et approfondissez <b>ensuite</b> cette idée en vous servant, en <b>utilisant</b> Epicure.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Cédric Eyssette</title>
		<link>http://eyssette.net/la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/455#comment-150</link>
		<dc:creator>Cédric Eyssette</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2009 23:53:04 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=455#comment-150</guid>
		<description>Chère Mathilde, 

Qu&#039;entendez-vous précisément par « contester l&#039;existence du bonheur » ?. Quel type de texte cherchez-vous ? Des textes qui défendent l&#039;idée qu&#039;il est impossible de parvenir au bonheur ? Des textes qui critiquent le fait d&#039;être heureux et qui montrent qu&#039;il ne faudrait pas chercher à être heureux ?

J&#039;ai l&#039;impression que vous cherchez des textes qui défendent l&#039;impossibilité du bonheur. En ce sens, vous pouvez déjà relire les textes de Schopenhauer : le texte vu en cours, le texte que j&#039;ai ajouté en commentaire ci-dessus, ainsi que cet autre texte :

&lt;blockquote&gt;« Tout vouloir procède d&#039;un besoin, c&#039;est-à-dire d&#039;une privation, c&#039;est-à-dire d&#039;une souffrance. La satisfaction y met fin ; mais pour un désir qui est satisfait, dix au moins sont contrariés ; de plus le désir est long et ses exigences tendent à l&#039;infini ; la satisfaction est courte et elle est parcimonieusement mesurée. Mais ce contentement suprême n&#039;est lui-même qu&#039;apparent ; le désir satisfait fait place aussitôt à un nouveau désir ; le premier est une déception reconnue, le second est une déception non encore reconnue. La satisfaction d&#039;aucun souhait ne peut procurer de contentement durable et inaltérable. C&#039;est comme l&#039;aumône qu&#039;on jette à un mendiant : elle lui sauve aujourd&#039;hui la vie pour prolonger sa misère jusqu&#039;à demain. - Tant que notre conscience est remplie par notre volonté, tant que nous sommes asservis à la pulsion du désir, aux espérances et aux craintes continuelles qu&#039;il fait naître, tant que nous sommes sujets du vouloir, il n&#039;y a pour nous ni bonheur durable, ni repos. Poursuivre ou fuir, craindre le malheur ou chercher la jouissance, c&#039;est en réalité tout un ; l&#039;inquiétude d&#039;une volonté toujours exigeante, sous quelque forme qu&#039;elle se manifeste, emplit et trouble sans cesse la conscience ; or sans repos le véritable bonheur est impossible. Ainsi le sujet du vouloir ressemble à Ixion attaché sur une roue qui ne cesse de tourner, aux Danaïdes qui puisent toujours pour emplir leur tonneau, à Tantale éternellement altéré. » (Schopenhauer, le Monde comme volonté et comme représentation (1818), éd. PUF, 1992, §38) &lt;/blockquote&gt;

Je vous propose également un texte de Freud

&lt;blockquote&gt;« Il y a beaucoup moins de difficultés à faire l&#039;expérience du malheur. La souffrance menace de trois côtés, en provenance du corps propre qui voué à la déchéance et à la dissolution, ne peut même pas se passer de la douleur et de l&#039;angoisse comme signaux d&#039;alarme, en provenance du monde extérieur qui peut faire rage contre nous avec des forces surpuissantes, inexorables et destructrices, et finalement à partir des relations avec d&#039;autres hommes. La souffrance issue de cette source, nous la ressentons peut-être plus douloureusement que toute autre. »&lt;/blockquote&gt;

Il y aurait bien d&#039;autres choses possibles à lire : Pascal (relisez le cours, ou bien &lt;a href=&quot;http://www.lettres-et-arts.net/histoire_litteraire_17_18_emes_siecles/74-le_bonheur_chez_pascal&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;cette introduction&lt;/a&gt;, et n&#039;hésitez pas à vous lancer dans la lecture des &lt;i&gt;Pensées&lt;/i&gt;), Cioran (cf. &lt;a href=&quot;http://www.patoche.org/alone/aujourdhui/1999/06/inconvenient.html&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;quelques extraits&lt;/a&gt; ), … 
[Remarque : on pourrait aussi s&#039;intéresser à ce que l&#039;on appelle la doctrine du &lt;i&gt;contemptus mundi&lt;/i&gt;. Cette expression latine signifie le mépris du monde. L&#039;idée, dans un contexte religieux est que, la recherche du bonheur ici-bas est condamnée. Si je trouve un texte clair sur cette question, je le mettrai ici.]


Si vous cherchez des textes qui critiquent le fait d&#039;être heureux, et l&#039;idée que le bonheur est un bien, vous pouvez relire en ce sens les textes donnés pour la troisième partie (ces textes permettent en effet de critiquer le fait d&#039;être heureux s&#039;il s&#039;agit d&#039;un bonheur illusoire, d&#039;un bonheur sans liberté, sans morale…).

Vous pouvez également lire cette &lt;a href=&quot;http://jchichegblancbrude.blog.lemonde.fr/2008/07/11/bonheur-philo-nietzsche/&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;introduction à la critique par Nietzsche du bonheur&lt;/a&gt;.

Le texte suivant, de Clément Rosset (un philosophie contemporain), est intéressant, mais attention ce texte fait une opposition entre le bonheur et la joie qui correspond, dans ce que nous avons vu en cours (et dans le devoir à faire) à l&#039;opposition entre un bonheur qui oublie le tragique et un bonheur qui n&#039;oublie pas le tragique (Rosset préfère parler ici de joie).

&lt;blockquote&gt;« Nous définissons le bonheur comme refus de la joie, et notre attitude irréconciliable comme le refus du bonheur, parce que nous considérons que le bonheur a vendu la joie, l’a cédée pour mettre un terme à cette oppression tragique à laquelle il a été incapable de résister.

Tout au contraire, ne pas oublier le tragique, – être irréconciliable – est le fait d’une joie demeurée vivace, rebelle, pourrait-on dire, au tragique ; d’une joie si puissante que des années de « coexistence » avec le tragique contradicteur n’ont pu l’émousser : toujours aussi vive, toujours aussi jeune, elle pose toujours aussi pleinement la question tragique. Ce qui s’use en effet, avec le temps, dans le duel entre le tragique et la joie, ce n’est jamais le tragique mais bien toujours la joie ; lorsque le tragique consent à desserrer son étreinte, ce n’est pas signe qu’il faiblit, mais au contraire que notre résistance a molli : le tragique ne nous libère que lorsqu’il a gagné. Il ne saurait s’agir de triompher du tragique, ce qui est infiniment au-dessus de nos forces et en dehors de notre capacité d’action, et c’est pourtant ce que prétendent faire tous ceux qui veulent obtenir un bonheur contre le tragique, alors que c’est en fait le tragique qui obtient le bonheur contre eux et leurs exigences de joie ; mais par notre lutte, nous pouvons obtenir que le tragique ne triomphe pas de nous. Être dans l’irréconciliable, c’est maintenir éternellement les deux ennemis à égalité, ne jamais admettre que le tragique qui tue notre joie nous oblige à renoncer à notre joie, à la livrer en pâture au bonheur. C’est conserver notre joie toujours dans la jeunesse, qui lui permet de résister à la jeunesse éternelle du tragique. Pour l’homme tragique, la vie est un duel perpétuel entre deux ennemis égaux qui savent qu’ils ne vaincront que par l’usure et qui attendent, en conséquence, que leur adversaire vieillisse pour lui porter le coup fatal : un duel dont l’issue est éternellement remise au lendemain. Il lui faut donc une inépuisable réserve de jeunesse, une joie toujours nouvelle, pour se permettre, chaque matin, de répondre victorieusement à la question tragique qui lui propose le masque du bonheur, et d’affirmer qu’il est toujours irréconciliable, qu’il n’a toujours pas accepté le tragique, parce qu’il est encore joyeux… L’intransigeance tragique se mesure au degré de joie que l’on possède, non au degré d’héroïsme, encore moins au degré de rancœur. Expulsion de toute idée de bonheur ou de succès, certes, mais au nom de la joie qui nous étreint : jamais je n’accepterai le bonheur, parce que jamais je ne céderai la joie ! » (Clément Rosset, La philosophie tragique, 1960) [Texte trouvé sur le site &lt;a href=&quot;http://anaximandrake.blogspirit.com/archive/2007/10/18/mordicus.html&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Anaximandraque&lt;/a&gt;]&lt;/blockquote&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Chère Mathilde, </p>
<p>Qu&#8217;entendez-vous précisément par « contester l&#8217;existence du bonheur » ?. Quel type de texte cherchez-vous ? Des textes qui défendent l&#8217;idée qu&#8217;il est impossible de parvenir au bonheur ? Des textes qui critiquent le fait d&#8217;être heureux et qui montrent qu&#8217;il ne faudrait pas chercher à être heureux ?</p>
<p>J&#8217;ai l&#8217;impression que vous cherchez des textes qui défendent l&#8217;impossibilité du bonheur. En ce sens, vous pouvez déjà relire les textes de Schopenhauer : le texte vu en cours, le texte que j&#8217;ai ajouté en commentaire ci-dessus, ainsi que cet autre texte :</p>
<blockquote><p>« Tout vouloir procède d&#8217;un besoin, c&#8217;est-à-dire d&#8217;une privation, c&#8217;est-à-dire d&#8217;une souffrance. La satisfaction y met fin ; mais pour un désir qui est satisfait, dix au moins sont contrariés ; de plus le désir est long et ses exigences tendent à l&#8217;infini ; la satisfaction est courte et elle est parcimonieusement mesurée. Mais ce contentement suprême n&#8217;est lui-même qu&#8217;apparent ; le désir satisfait fait place aussitôt à un nouveau désir ; le premier est une déception reconnue, le second est une déception non encore reconnue. La satisfaction d&#8217;aucun souhait ne peut procurer de contentement durable et inaltérable. C&#8217;est comme l&#8217;aumône qu&#8217;on jette à un mendiant : elle lui sauve aujourd&#8217;hui la vie pour prolonger sa misère jusqu&#8217;à demain. &#8211; Tant que notre conscience est remplie par notre volonté, tant que nous sommes asservis à la pulsion du désir, aux espérances et aux craintes continuelles qu&#8217;il fait naître, tant que nous sommes sujets du vouloir, il n&#8217;y a pour nous ni bonheur durable, ni repos. Poursuivre ou fuir, craindre le malheur ou chercher la jouissance, c&#8217;est en réalité tout un ; l&#8217;inquiétude d&#8217;une volonté toujours exigeante, sous quelque forme qu&#8217;elle se manifeste, emplit et trouble sans cesse la conscience ; or sans repos le véritable bonheur est impossible. Ainsi le sujet du vouloir ressemble à Ixion attaché sur une roue qui ne cesse de tourner, aux Danaïdes qui puisent toujours pour emplir leur tonneau, à Tantale éternellement altéré. » (Schopenhauer, le Monde comme volonté et comme représentation (1818), éd. PUF, 1992, §38) </p></blockquote>
<p>Je vous propose également un texte de Freud</p>
<blockquote><p>« Il y a beaucoup moins de difficultés à faire l&#8217;expérience du malheur. La souffrance menace de trois côtés, en provenance du corps propre qui voué à la déchéance et à la dissolution, ne peut même pas se passer de la douleur et de l&#8217;angoisse comme signaux d&#8217;alarme, en provenance du monde extérieur qui peut faire rage contre nous avec des forces surpuissantes, inexorables et destructrices, et finalement à partir des relations avec d&#8217;autres hommes. La souffrance issue de cette source, nous la ressentons peut-être plus douloureusement que toute autre. »</p></blockquote>
<p>Il y aurait bien d&#8217;autres choses possibles à lire : Pascal (relisez le cours, ou bien <a href="http://www.lettres-et-arts.net/histoire_litteraire_17_18_emes_siecles/74-le_bonheur_chez_pascal" rel="nofollow">cette introduction</a>, et n&#8217;hésitez pas à vous lancer dans la lecture des <i>Pensées</i>), Cioran (cf. <a href="http://www.patoche.org/alone/aujourdhui/1999/06/inconvenient.html" rel="nofollow">quelques extraits</a> ), …<br />
[Remarque : on pourrait aussi s'intéresser à ce que l'on appelle la doctrine du <i>contemptus mundi</i>. Cette expression latine signifie le mépris du monde. L'idée, dans un contexte religieux est que, la recherche du bonheur ici-bas est condamnée. Si je trouve un texte clair sur cette question, je le mettrai ici.]</p>
<p>Si vous cherchez des textes qui critiquent le fait d&#8217;être heureux, et l&#8217;idée que le bonheur est un bien, vous pouvez relire en ce sens les textes donnés pour la troisième partie (ces textes permettent en effet de critiquer le fait d&#8217;être heureux s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un bonheur illusoire, d&#8217;un bonheur sans liberté, sans morale…).</p>
<p>Vous pouvez également lire cette <a href="http://jchichegblancbrude.blog.lemonde.fr/2008/07/11/bonheur-philo-nietzsche/" rel="nofollow">introduction à la critique par Nietzsche du bonheur</a>.</p>
<p>Le texte suivant, de Clément Rosset (un philosophie contemporain), est intéressant, mais attention ce texte fait une opposition entre le bonheur et la joie qui correspond, dans ce que nous avons vu en cours (et dans le devoir à faire) à l&#8217;opposition entre un bonheur qui oublie le tragique et un bonheur qui n&#8217;oublie pas le tragique (Rosset préfère parler ici de joie).</p>
<blockquote><p>« Nous définissons le bonheur comme refus de la joie, et notre attitude irréconciliable comme le refus du bonheur, parce que nous considérons que le bonheur a vendu la joie, l’a cédée pour mettre un terme à cette oppression tragique à laquelle il a été incapable de résister.</p>
<p>Tout au contraire, ne pas oublier le tragique, – être irréconciliable – est le fait d’une joie demeurée vivace, rebelle, pourrait-on dire, au tragique ; d’une joie si puissante que des années de « coexistence » avec le tragique contradicteur n’ont pu l’émousser : toujours aussi vive, toujours aussi jeune, elle pose toujours aussi pleinement la question tragique. Ce qui s’use en effet, avec le temps, dans le duel entre le tragique et la joie, ce n’est jamais le tragique mais bien toujours la joie ; lorsque le tragique consent à desserrer son étreinte, ce n’est pas signe qu’il faiblit, mais au contraire que notre résistance a molli : le tragique ne nous libère que lorsqu’il a gagné. Il ne saurait s’agir de triompher du tragique, ce qui est infiniment au-dessus de nos forces et en dehors de notre capacité d’action, et c’est pourtant ce que prétendent faire tous ceux qui veulent obtenir un bonheur contre le tragique, alors que c’est en fait le tragique qui obtient le bonheur contre eux et leurs exigences de joie ; mais par notre lutte, nous pouvons obtenir que le tragique ne triomphe pas de nous. Être dans l’irréconciliable, c’est maintenir éternellement les deux ennemis à égalité, ne jamais admettre que le tragique qui tue notre joie nous oblige à renoncer à notre joie, à la livrer en pâture au bonheur. C’est conserver notre joie toujours dans la jeunesse, qui lui permet de résister à la jeunesse éternelle du tragique. Pour l’homme tragique, la vie est un duel perpétuel entre deux ennemis égaux qui savent qu’ils ne vaincront que par l’usure et qui attendent, en conséquence, que leur adversaire vieillisse pour lui porter le coup fatal : un duel dont l’issue est éternellement remise au lendemain. Il lui faut donc une inépuisable réserve de jeunesse, une joie toujours nouvelle, pour se permettre, chaque matin, de répondre victorieusement à la question tragique qui lui propose le masque du bonheur, et d’affirmer qu’il est toujours irréconciliable, qu’il n’a toujours pas accepté le tragique, parce qu’il est encore joyeux… L’intransigeance tragique se mesure au degré de joie que l’on possède, non au degré d’héroïsme, encore moins au degré de rancœur. Expulsion de toute idée de bonheur ou de succès, certes, mais au nom de la joie qui nous étreint : jamais je n’accepterai le bonheur, parce que jamais je ne céderai la joie ! » (Clément Rosset, La philosophie tragique, 1960) [Texte trouvé sur le site <a href="http://anaximandrake.blogspirit.com/archive/2007/10/18/mordicus.html" rel="nofollow">Anaximandraque</a>]</p></blockquote>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Cédric Eyssette</title>
		<link>http://eyssette.net/la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/455#comment-149</link>
		<dc:creator>Cédric Eyssette</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2009 22:42:12 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=455#comment-149</guid>
		<description>Emmanuel, vous écrivez :

&lt;blockquote&gt;« De plus, j’ai l’impression que tu prends l’idée de Schopenhauer comme une vérité. Or ce n’est pas parce qu’un auteur affirme quelque chose que c’est forcément vrai : c’est juste SA vérité. ».&lt;/blockquote&gt;

Vous avez raison de souligner le fait qu&#039;une référence à un auteur n&#039;est pas une preuve de vérité. Il faut effectivement éviter à tout prix en philosophie ce que l&#039;on appelle les « arguments d&#039;autorité », qui sont en fait de pseudo arguments. Mon collègue, Pascal Garandel a d&#039;ailleurs une excellente &lt;a href=&quot;http://garandel.e-monsite.com/rubrique,methodologie,269870.html&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;fiche sur cette question des pseudo arguments&lt;/a&gt;, je vous en recommande la lecture.

Mais attention :

1°) je ne crois pas qu&#039;Amaury ait simplement fait référence à Schopenhauer, mais il a commencé à reprendre son argument : le désir est manque donc il est souffrance. Par conséquent, si vous n&#039;êtes pas d&#039;accord avec la conclusion (le désir est souffrance), il faut soit critiquer l&#039;idée que le désir est un manque, soit critiquer l&#039;idée que le manque est toujours une souffrance.

2°) il faut éviter d&#039;utiliser l&#039;expression « sa vérité » (ou « ma vérité », etc.). Il faut en effet distinguer deux choses : la croyance (« Schopenhauer croit que … ») et la vérité (« Ce que croit Schopenhauer est-il vrai ? »). Or l&#039;expression « sa vérité » confond ces deux aspects. « Sa vérité » cela veut dire en effet ici : ce que Schopenhauer pense, ce qu&#039;il &lt;b&gt;croit&lt;/b&gt;. Pourquoi parler alors de vérité ? Par conséquent, retenez qu&#039;il faut éviter d&#039;utiliser ce type d&#039;expression.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Emmanuel, vous écrivez :</p>
<blockquote><p>« De plus, j’ai l’impression que tu prends l’idée de Schopenhauer comme une vérité. Or ce n’est pas parce qu’un auteur affirme quelque chose que c’est forcément vrai : c’est juste SA vérité. ».</p></blockquote>
<p>Vous avez raison de souligner le fait qu&#8217;une référence à un auteur n&#8217;est pas une preuve de vérité. Il faut effectivement éviter à tout prix en philosophie ce que l&#8217;on appelle les « arguments d&#8217;autorité », qui sont en fait de pseudo arguments. Mon collègue, Pascal Garandel a d&#8217;ailleurs une excellente <a href="http://garandel.e-monsite.com/rubrique,methodologie,269870.html" rel="nofollow">fiche sur cette question des pseudo arguments</a>, je vous en recommande la lecture.</p>
<p>Mais attention :</p>
<p>1°) je ne crois pas qu&#8217;Amaury ait simplement fait référence à Schopenhauer, mais il a commencé à reprendre son argument : le désir est manque donc il est souffrance. Par conséquent, si vous n&#8217;êtes pas d&#8217;accord avec la conclusion (le désir est souffrance), il faut soit critiquer l&#8217;idée que le désir est un manque, soit critiquer l&#8217;idée que le manque est toujours une souffrance.</p>
<p>2°) il faut éviter d&#8217;utiliser l&#8217;expression « sa vérité » (ou « ma vérité », etc.). Il faut en effet distinguer deux choses : la croyance (« Schopenhauer croit que … ») et la vérité (« Ce que croit Schopenhauer est-il vrai ? »). Or l&#8217;expression « sa vérité » confond ces deux aspects. « Sa vérité » cela veut dire en effet ici : ce que Schopenhauer pense, ce qu&#8217;il <b>croit</b>. Pourquoi parler alors de vérité ? Par conséquent, retenez qu&#8217;il faut éviter d&#8217;utiliser ce type d&#8217;expression.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Pascal G</title>
		<link>http://eyssette.net/la-conscience-est-elle-un-obstacle-au-bonheur/455#comment-148</link>
		<dc:creator>Pascal G</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2009 19:13:10 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=455#comment-148</guid>
		<description>Bonsoir,

Loin de moi l&#039;idée de m&#039;introduire par effraction dans un débat qui se déploie fort bien tout seul, mais il me semble qu&#039;il y a une idée très intéressante dans ce que dit Emmanuel, qu&#039;il ne faudrait peut-être pas laisser passer.

Je rererecite : &quot;Si une personne (je pense ici à un sportif) trouve justement son bonheur dans l’idée de se surpasser soi-même, il aura le même désir qu’il voudra réaliser sans jamais y parvenir et pourtant, il est heureux de pouvoir s’entrainer encore et encore.&quot;

Ce que tend à dire Emmanuel (si je n&#039;interprète pas de travers) c&#039;est que le bonheur n&#039;est peut-être pas à penser comme un but, un objectif, un &quot;état&quot; qu&#039;il faudrait atteindre par divers moyens, mais plutôt justement comme ces moyens eux-mêmes. 

Pour caricaturer un peu, mais faire saisir l&#039;idée, cela fait penser à ce que disait Lao-Tseu (un philosophe chinois du IV° siècle avant JC) : &quot;il n&#039;y a pas de chemin vers le bonheur ; le bonheur, c&#039;est le chemin&quot;. 

J&#039;avoue que cette citation est un brin sibylline ; mais pour le dire autrement (et avec un autre philosophe), il me semble que dans la citation d&#039;Emmanuel il y a l&#039;idée d&#039;un bonheur qui serait à trouver DANS le processus par lequel on cherche à atteindre un but que l&#039;on s&#039;est fixé (cet objectif n&#039;étant précisément pas &quot;le bonheur&quot;) ; c&#039;est-à-dire DANS le processus par lequel on &quot;se dépasse&quot;, ou pour le dire encore autrement : dans le chemin tendu vers un objectif et au cours duquel on se crée de nouvelles capacités, de nouvelles possibilités, de nouvelles aptitudes. 

Pour info, ça, c&#039;est très précisément ce que dit Bergson lorsqu&#039;il écrit que la véritable cause du bonheur pour l&#039;homme, c&#039;est &quot;la création de soi par soi&quot;.  

Il me semblait que l&#039;idée valait la peine d&#039;être saisie au vol.

Bonne continuation,

Pascal G</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir,</p>
<p>Loin de moi l&#8217;idée de m&#8217;introduire par effraction dans un débat qui se déploie fort bien tout seul, mais il me semble qu&#8217;il y a une idée très intéressante dans ce que dit Emmanuel, qu&#8217;il ne faudrait peut-être pas laisser passer.</p>
<p>Je rererecite : &laquo;&nbsp;Si une personne (je pense ici à un sportif) trouve justement son bonheur dans l’idée de se surpasser soi-même, il aura le même désir qu’il voudra réaliser sans jamais y parvenir et pourtant, il est heureux de pouvoir s’entrainer encore et encore.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Ce que tend à dire Emmanuel (si je n&#8217;interprète pas de travers) c&#8217;est que le bonheur n&#8217;est peut-être pas à penser comme un but, un objectif, un &laquo;&nbsp;état&nbsp;&raquo; qu&#8217;il faudrait atteindre par divers moyens, mais plutôt justement comme ces moyens eux-mêmes. </p>
<p>Pour caricaturer un peu, mais faire saisir l&#8217;idée, cela fait penser à ce que disait Lao-Tseu (un philosophe chinois du IV° siècle avant JC) : &laquo;&nbsp;il n&#8217;y a pas de chemin vers le bonheur ; le bonheur, c&#8217;est le chemin&nbsp;&raquo;. </p>
<p>J&#8217;avoue que cette citation est un brin sibylline ; mais pour le dire autrement (et avec un autre philosophe), il me semble que dans la citation d&#8217;Emmanuel il y a l&#8217;idée d&#8217;un bonheur qui serait à trouver DANS le processus par lequel on cherche à atteindre un but que l&#8217;on s&#8217;est fixé (cet objectif n&#8217;étant précisément pas &laquo;&nbsp;le bonheur&nbsp;&raquo;) ; c&#8217;est-à-dire DANS le processus par lequel on &laquo;&nbsp;se dépasse&nbsp;&raquo;, ou pour le dire encore autrement : dans le chemin tendu vers un objectif et au cours duquel on se crée de nouvelles capacités, de nouvelles possibilités, de nouvelles aptitudes. </p>
<p>Pour info, ça, c&#8217;est très précisément ce que dit Bergson lorsqu&#8217;il écrit que la véritable cause du bonheur pour l&#8217;homme, c&#8217;est &laquo;&nbsp;la création de soi par soi&nbsp;&raquo;.  </p>
<p>Il me semblait que l&#8217;idée valait la peine d&#8217;être saisie au vol.</p>
<p>Bonne continuation,</p>
<p>Pascal G</p>
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