Extraits du forum – questions sur la philosophie et la méthode

Confucius

Un élève, à la fin du cours, m’a demandé si nous allions nous intéresser dans l’année à la philosophie de Confucius. Je connais malheureusement très mal, pour ne pas dire pas du tout, les pensées orientales de manière générale. Si vous avez des éléments de réflexion intéressants sur ce point, n’hésitez pas à en faire part ici ! Je me renseigne de mon côté.

À noter : on trouve une présentation de la philosophie de Confucius dans le n°3 de Philosophie magazine (numéro d’août-septembre 2006). Je ne l’ai pas lue, mais cela peut être utile à titre d’introduction.

On peut lire une ancienne traduction en français des Analectes ou Entretiens de Confucius ici : http://fr.wikisource.org/wiki/Entretiens_de_Confucius ou là : http://afpc.asso.fr/wengu/Lunyu/Couvreur/Lunyu_00.htm (il s’agit de la même traduction). Mais il semble difficile de comprendre le sens du texte sans commentaires.

Ontologie

Ce matin, il m’a été demandé si nous allions faire de l’ontologie. Petit défi : qu’est-ce que l’ontologie ?

Un élève :

Ma recherche sur l’onthologie à aboutit sur: une étude de l’être en tant qu’être

Professeur :

Tout à fait ! Nous avons dit en cours que l’objet de la philosophie, ce sont les notions les plus fondamentales. L’ontologie est justement le domaine philosophique où l’on s’intéresse aux notions les plus fondamentales parmi les plus fondamentales ! “Ontologie” signifie étymologiquement un discours à propos de ce qui est. De manière générale, faire de l’ontologie, c’est se demander : “Parmi tout ce dont on parle, qu’est-ce qui existe et en quel sens ce dont on parle existe ?” – lorsque je dis que Sherlock Holmes est un détective, je parle de Sherlock Holmes, c’est-à-dire d’un personnage fictif, mais est-ce qu’un personnage fictif existe ? Vous aurez certainement tendance à dire que Sherlock Holmes n’existe pas, mais dans ce cas-là, si Sherlock Holmes n’existe pas, comment se fait-il que je puisse parler de lui, et dire de lui qu’il est un détective ? – lorsque je dis que deux est un nombre pair, je fais référence au nombre 2, mais est-ce que le nombre 2 existe ? Et comment ce nombre existe-t-il ? Je peux voir deux vaches, je peux voir deux poules, mais est-ce que je peux voir le nombre 2 ?

Lorsque l’on fait de l’ontologie, on s’intéresse à des problèmes que l’on appelle métaphysiques : le problème de l’existence des nombres, du temps, de l’espace, la question de l’existence d’êtres qui ont un esprit, une conscience, la question de l’existence d’un dieu, etc. Le terme de métaphysique désignait au départ les livres d’Aristote qui traitaient de ces questions. Or ces livres étaient situés, dans le catalogue de l’époque des œuvres d’Aristote, après les livres concernant la physique. Méta en grec signifie en effet “après” (métaphysique, c’est donc tout simplement : les livres après la physique !).

En cours, nous n’allons pas directement faire de l’ontologie, car ces notions sont beaucoup trop abstraites et délicates à étudier dans le cadre d’un cours en terminale. Mais les questions que nous allons voir en cours posent souvent des problèmes métaphysiques (cf. notamment les notions suivantes de votre programme : »la matière et l’esprit”, “la raison et le réel”, “la religion”, “la vérité”).

Le culot, … c’est ça !

Des élèves m’ont demandé si l’histoire suivante était vraie : « Lors d’une dissertation sur le culot, à la question “Qu’est-ce que le culot ?”, un élève aurait répondu simplement “c’est ça”, et aurait eu vingt. »

Cette histoire est un mythe, qui circule d’ailleurs de génération en génération ! Petit défi : pourquoi peut-on dire que c’est un mythe ? Autrement dit : pourquoi la réponse de l’élève ne répond pas aux exigences que nous avons dégagées en cours ?

Une élève :

Parce que même si la soit disante réponse de l’élève est vrai (dans un certain sens), il n’argumente pas du tout sa réponse et n’explique pas pourquoi il pense cela …

Professeur :

Merci pour la réponse ! J’ai retrouvé semble-t-il l’origine de cette histoire. On trouve la scène dans un film : Le Pion de Christian Gion (1978). Mais le film est peut-être lui-même inspiré d’une histoire plus ancienne ! Effectivement Barbara notait qu’il n’y avait aucune argumentation.

De plus, au lieu de donner une définition générale, et d’essayer de dégager les éléments constitutifs de la notion de culot, il ne donne qu’un exemple (l’exemple de ce que cet élève est en train de faire : n’écrire que « ça » comme réponse à la question est bien un exemple de culot).

Déjà le personnage fondateur de la philosophie, Socrate, cherchait des définitions véritables et ne se contentait pas d’exemples.

Platon (un disciple de Socrate) raconte dans un ouvrage nommé le Lachès, que Socrate et Lachès discutaient la question de savoir ce qu’est le courage. Lachès est un général et il répond que le courage, c’est de repousser ses ennemis sans prendre la fuite. Socrate lui répond ainsi : « Bien parlé, Lachès. Mais […] je m’intéressais […] non seulement à ceux qui sont courageux à la guerre, mais aussi à ceux qui font preuve de courage à l’égard des périls de la mer, et bien entendu à tous ceux qui sont courageux face aux maladies, à la pauvreté, à la politique » (Lachès, 190e-191d)

De même, dans un ouvrage nommé Hippias Majeur, la question est alors : « Qu’est-ce que le beau ? », l’interlocuteur de Socrate, Hippias, répond : « Sache bien, s’il faut dire vrai, que le beau, c’est une belle jeune fille. Socrate fait alors remarquer que l’on peut aussi parler d’un belle jument, ou d’un bel instrument de musique, ou encore d’une belle marmite.

Socrate montre ainsi qu’il recherche une définition, et non pas de simples exemples : il faut déterminer ce qu’est le beau en lui-même, déterminer ce qui fait que certaines choses sont belles, alors que d’autres ne le sont pas.

Cela amène Socrate à formuler une phrase qui est assez jolie en grecque : to kalo ta kalla kalla ! C’est-à-dire : c’est en raison de ce qu’est le beau que ce qui est beau est beau. Autrement dit : le beau c’est ce qui fait que les choses belles sont belles.

Pensez à cela lorsque vous cherchez à définir une notion. Vous pouvez vous aider d’exemples particuliers, c’est très bien, mais rappelez-vous que le but est de donner une définition générale.

Philosophie et histoire de la philosophie

Un élève m’a demandé ce matin si nous allions travailler sur les grandes questions de l’histoire de la philosophie, et sur les positions des différents philosophes. Le programme de philosophie en terminale insiste en fait sur deux exigences. La première, nous en avons déjà parlé, est celle de l’exercice de la réflexion critique. Mais la deuxième est l’apprentissage d’une culture philosophique. Nous verrons effectivement dans le cours les positions de certains philosophes sur les problèmes que nous examinerons. Mais il ne s’agit pas de faire de l’histoire de la philosophie en tant que telle. Ce qui nous intéresse en premier lieu, ce sont les problèmes, et les solutions que nous pouvons proposer à ces problèmes. Les auteurs philosophiques nous aideront à mieux comprendre ces problèmes et à nous aideront dans notre travail d’analyse. De même, dans vos devoirs, il ne s’agira pas d’en rester à dire que Platon dit que …, alors que Aristote dit que …. Il faut toujours *utiliser* les auteurs, et non pas simplement faire référence à un auteur, pour faire référence et montrer sa culture.

Sur quoi se fonde-t-on en philosophie ?

Des élèves après le cours m’ont posé cette question, plus ou moins de cette manière : en mathématiques, on se fonde sur des formules ; en histoire, on se fonde sur des faits, mais sur quoi se fonde-t-on en philosophie ?

Cette question est très intéressante. À votre avis, sur quoi peut-t-on se fonder en philosophie ?

Un élève :

La philosophie peut se fondé sur des notions comme la critique et la réflexion car la philosophie sert a donner un point de vue ou une idée sur un sujet commun ou complexe .Mais la critique comme la réflexion ne sont pas « matérielles » puisque ces deux éléments provenant de la pensée de la personne ne sont pas à proprement dit retranscrits dans des livres comme on le ferait avec des formules de mathématiques. C’est une science ou un art en constante construction et reconstruction, a l’inverse des mathématiques avec des théorèmes biens définis en général (quelques théorèmes pouvant être changés mais pour la plupart sont posés en fondement des mathématiques Thalès, Pythagore…et donc restes inchangés, cette science dépendant grandement de la recherche de nouvelles formules).En philosophie les sujets sont déjà posés, problèmes de la vie quotidiennes, notions élémentaires…Il faut alors trouvée une solution selon sa pensée qui peut toujours être remise en question, ce qui n’est pas le cas en histoire ou les faits ne peuvent être changés. La philosophie est un art ou une science qui progresse au fil du temps grâce a l’esprit critique et donc est en constante évolution. Le support de la philosophie c’est donc l’esprit humain. Mais si la réflexion, la pensée est si importante, les sentiments ne jouent-ils par un rôle important dans la philosophie ?

Professeur :

Merci avant tout pour votre intervention. Je voudrais tout d’abord simplement commenter la première phrase de votre message.

La philosophie peut se fonder sur des notions comme la critique et la réflexion car la philosophie sert a donner un point de vue ou une idée sur un sujet commun ou complexe

1°) Il y a dans votre affirmation l’idée essentielle que la philosophie est avant tout une démarche de réflexion critique. Vous avez tout à fait raison, mais il me semble qu’il vaut mieux dire que « la philosophie peut se fonder sur une *démarche* de réflexion et de critique », plutôt que de dire que « la philosophie peut se fonder sur des *notions* comme la critique et la réflexion ». Le terme de notion est ici trop général.

2°) D’autre part, lorsque vous dites que « la philosophie sert à donner un point de vue ou une idée », il faut se méfier du vocabulaire que vous employez. Donner son point de vue, cela revient à donner son opinion. Et nous avons vu dans le cours, qu’en philosophie, il fallait se méfier des opinions. Mais ma remarque ne porte que sur le vocabulaire que vous utilisez. En définitive, vous avez raison si vous voulez dire que l’on exerce sa réflexion critique afin de porter un jugement sur certains problèmes. Il faut donc simplement distinguer deux notions : la notion d’opinion et la notion de jugement. Dans les deux cas, on a une croyance à propos de quelque chose, mais s’il s’agit d’une opinion, notre croyance n’est pas le résultat d’une réflexion, et n’est pas justifiée par des raisons. Au contraire, s’il s’agit d’un jugement, notre croyance est le résultat d’une réflexion, et elle est justifiée par des raisons.

3°) Enfin, lorsque vous affirmez qu’en philosophie, on réflechit « sur un sujet commun ou complexe », votre propos est un peu trop général. Souvenez-vous du texte de Nagel : la réflexion philosophique porte sur des problèmes qui concernent des notions fondamentales.

En définitive, vous avez souligné avez raison l’idée d’une démarche de réflexion critique au fondement de la philosophie. J’ai simplement porté votre attention sur le vocabulaire que vous avez employé. Je m’arrête ici pour ce message

La philosophie : une science, un art ?

Lorsque je vous avais demandé de proposer une définition de la philosophie, plusieurs d’entre vous ont parlé de la philosophie comme d’une science, d’autres ont parlé de la philosophie comme d’un art. Qu’en pensez-vous ? La philosophie est-elle une science ? un art ? Qu’est-ce qui vous fait penser cela ?

(malheureusement, pas de réponse sur ce sujet !)

Commencer un devoir (essai sur la philosophie)

Question d’une élève :

C’est peut ètre « débile » mais je n’arrive pas à commencer mon essai . J’ai des idées mais de là savoir par où commencer là est mon problème … si certains pourraient m’aider !

Réponse du professeur :

Bonsoir, Avant tout, aucune question n’est débile sur ce forum ! Et justement, commencer un travail d’écriture est toujours délicat. Votre question est donc tout à fait légitime. D’autres pourront certainement vous aider, mais je vous donne un conseil qui me semble essentiel : – N’attendez pas d’avoir les idées parfaitement claires avant d’écrire : lancez-vous ! On a souvent l’impression de ne pas savoir quoi écrire, parce qu’on n’a pas encore les idées tout à fait claires et on pense souvent qu’il faut avoir les idées absolument claires avant d’écrire. C’est faux ! C’est en écrivant que vous allez petit à petit trouver comment organiser vos idées. Cela ne veut pas dire qu’on procède n’importe comment, cela veut simplement dire qu’il faut se lancer, et qu’il ne faut pas hésiter à faire un brouillon et à faire de la réécriture : on écrit, ce n’est pas encore vraiment bien, alors on réécrit, et on réécrit, etc. ! On imagine souvent notamment que les artistes écrivent sous le coup de l’inspiration. C’est absolument faux ! Il suffit de regarder par exemple les manuscrits de Flaubert qui passait un temps fou à écrire et à réécrire une simple phrase. En philosophie, c’est la même chose : il faut écrire pour réécrire !

Pour ce qui est du cas de cet essai en particulier que vous avez à écrire, essayez de commencer par analyser quelques expressions du langage courant pour en tirer la représentation dominante que l’on se fait de la philosophie. Vous pouvez commencer par exemple ainsi : “Dans le langage courant, le terme de philosophie semble signifier ……” (essayez de ne pas recopier tel quel ce début de phrase que je vous donne simplement à titre d’exemple).

Le sens commun

Question d’un élève :

Bonjour Monsieur, Je voulais vous demander : quand dans la premiere « question » vous parlez du sens commun de quoi parlez vous exactement ? je vais vous écrire ce que j’ai marqué !

Tout d’abord, la philosophie est critiquée depuis très longtemps par de nombreuses personnes. Justement, pour certaines personnes, le philosophe s’occuperait de certaines choses dépassant le sens commun. Même certains philosophe ont été amenés à critiquer les philosophies qui amènent à nier des données évidentes de notre vie courante, le fait que les choses soient séparées, l’existence de la matière on été mis en cause par certains philosophe. Des philosophes ont portés une critique interne à la philosophie au nom d’une « philosophie du sens commun » comme George Edward Moore par exemple.

Réponse du professeur :

Bonsoir, Vous avez fait un travail de recherche à propos de la notion de sens commun, et effectivement le sens commun, c’est, comme vous l’avez noté, ce qui semble évident dans la vie courante. Mais je vous demandais en fait de m’expliquer comment la notion de philosophie est comprise dans la vie courante. Ce que vous avez fait, c’est plutôt expliquer la position de la philosophie par rapport au sens commun. Ce que vous avez dit n’est pas faux : vous avez repéré justement que la philosophie cherche souvent à dépasser le sens commun, bien que certains philosophes critiquent cette prétention de la philosophie à dépasser le sens commun. Mais ce n’étais pas le but de l’exercice. Ce qu’il faut garder donc, c’est ce que vous avez trouvé comme définition du sens commun (« ce qui semble évident, dans la vie courante”), mais ensuite, expliquez directement les représentations courantes que se font les gens de la philosophie. Travaillez à partir des expressions courantes, à partir de la manière dont les termes de philosophie, de philosophe, de philosophique sont employés de manière ordinaire.

Les exemples dans les devoirs

Question d’une élève :

Bonjour! Je voulais savoir si pour l’essai on devait donner des exemples pour argumenter en quelque sorte ce que l’on dit. Ou simplement rédiger en répondant au trois principal questions qui fondent le sujet.

Réponse du professeur :

Bonjour ! Il n’est pas du tout interdit de donner des exemples en philosophie. Un devoir sans exemple serait au contraire maladroit. Toutefois il faut savoir faire un bon usage des exemples. Voici quelques pistes :

1°) Il est tout à fait recommandé d’utiliser des exemples lorsqu’on cherche une définition. – Vous pouvez ainsi partir d’exemples concrets et essayer de voir ce qu’il y a de commun à ces exemples pour parvenir à une définition (pour comprendre ce qu’est le bonheur, nous sommes partis d’exemples de situations où nous utilisons le terme de bonheur). – Vous pouvez aussi utiliser des contre-exemples pour montrer qu’une définition n’est pas correcte, ou du moins qu’il manque encore quelque chose à cette définition (cf. ce que nous avons fait pour définir la philosophie. Nous sommes partis de l’idée que faire de la philosophie, c’est penser. Mais, (contre-exemple) il y a des pensées non philosophiques : penser à ce que l’on va manger ce soir, ce n’est pas faire de la philosophie. Du coup, cela nous a amené à préciser notre définition : faire de la philosophie, c’est penser, d’accord, mais penser à quoi ? Et penser de quelle manière ?).

2°) Il est également tout à fait recommandé d’utiliser un exemple lorsqu’on veut dégager un problème. – Il s’agit alors de décrire et d’analyser une situation concrète dans laquelle le problème se pose. – Dans ce cas, il ne faut pas multiplier les exemples, et il vaut mieux se concentrer sur un exemple très précis, et faire une analyse en détail de cet exemple. (Dans le cours, nous avons analysé en détail l’exemple de la publicité pour le parfum de Dior, pour dégager le paradoxe de la publicité qui à la fois présente un modèle de bonheur, de plénitude, et en même temps cherche à nous faire ressentir un manque)

3°) Il faut en revanche faire très attention à l’utilisation que l’on fait des exemples lorsqu’on cherche un argument. – Le grand défaut de certaines copies au baccalauréat est qu’il n’y a pas d’argument, mais seulement des exemples. Il ne faut en effet absolument pas que les exemples viennent à la place des arguments. – Un exemple n’est pas un argument : un exemple est un cas particulier d’une idée, mais il ne prouve pas que l’idée est vraie de manière générale. Un exemple ne prouve rien, sauf dans un cas très spécifique : lorsqu’il s’agit d’un contre-exemple. Dans ce cas, un exemple peut prouver qu’une idée n’est pas vraie de manière générale. Mais c’est le seul cas. – Le travail d’argumentation en philosophie doit se faire à partir de l’analyse des notions. Revoyez le premier exercice d’argumentation que nous avons fait en cours, pour montrer que le bonheur consisterait à satisfaire ses désirs : nous sommes partis d’une définition du bonheur comme état de plénitude, nous avons analysé la notion de plénitude, pour l’opposer à l’idée d’un manque ressenti, et c’est à partir de ce travail de définition et d’analyse, que nous avons construit notre argumentation.

Désolé d’avoir été un peu long ! Nous ferons de toute façon une fiche méthode sur l’usage des exemples. Bon courage, et n’hésitez pas à me poser d’autres questions sur le même sujet, ou sur d’autres sujets. Je ne pense pas que mon message soit encore assez clair, si vous souhaitez des précisions, demandez-le moi !

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