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	<title>Commentaires sur : Séquence 1 &#8211; Éthique et philosophie morale (1) : bonheur et désir</title>
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	<link>http://eyssette.net/ethique-et-philosophie-morale-bonheur-et-desir/132</link>
	<description>Professeur de philosophie</description>
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		<title>Par : Cédric Eyssette</title>
		<link>http://eyssette.net/ethique-et-philosophie-morale-bonheur-et-desir/132#comment-3024</link>
		<dc:creator>Cédric Eyssette</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Sep 2010 21:08:28 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=132#comment-3024</guid>
		<description>Je viens de modifier le code de ce site, afin d&#039;utiliser non plus Issuu, mais Google Docs pour prévisualiser les fichiers pdf.
Vous devriez pouvoir accéder aux documents sans problème.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je viens de modifier le code de ce site, afin d&#8217;utiliser non plus Issuu, mais Google Docs pour prévisualiser les fichiers pdf.<br />
Vous devriez pouvoir accéder aux documents sans problème.</p>
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		<title>Par : Cédric Eyssette</title>
		<link>http://eyssette.net/ethique-et-philosophie-morale-bonheur-et-desir/132#comment-2891</link>
		<dc:creator>Cédric Eyssette</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Sep 2010 14:51:56 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=132#comment-2891</guid>
		<description>Bonjour, merci pour votre visite ! Je viens d&#039;essayer accéder aux documents, et j&#039;ai rencontré également quelques problèmes (il m&#039;a fallu cliquer une première fois sur le lien, attendre, puis cliquer à nouveau sur le lien).
Pour le moment, je passe par le site Issuu pour publier certains documents PDF, mais je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure solution.
Je vais bientôt actualiser ce site, et il y a plusieurs changements de prévu, je compte bien régler dans la foulée la question des fichiers PDF.
Bien à vous,
Cédric</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour, merci pour votre visite ! Je viens d&#8217;essayer accéder aux documents, et j&#8217;ai rencontré également quelques problèmes (il m&#8217;a fallu cliquer une première fois sur le lien, attendre, puis cliquer à nouveau sur le lien).<br />
Pour le moment, je passe par le site Issuu pour publier certains documents PDF, mais je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure solution.<br />
Je vais bientôt actualiser ce site, et il y a plusieurs changements de prévu, je compte bien régler dans la foulée la question des fichiers PDF.<br />
Bien à vous,<br />
Cédric</p>
]]></content:encoded>
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	<item>
		<title>Par : yassine</title>
		<link>http://eyssette.net/ethique-et-philosophie-morale-bonheur-et-desir/132#comment-2890</link>
		<dc:creator>yassine</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Sep 2010 14:09:17 +0000</pubDate>
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		<description>bonjour, je visite votre site et essaie d&#039;accéder aux textes utilisés, en vain. Pourriez-vous m&#039;en donner les références?
merci.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>bonjour, je visite votre site et essaie d&#8217;accéder aux textes utilisés, en vain. Pourriez-vous m&#8217;en donner les références?<br />
merci.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Cédric Eyssette</title>
		<link>http://eyssette.net/ethique-et-philosophie-morale-bonheur-et-desir/132#comment-2080</link>
		<dc:creator>Cédric Eyssette</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jun 2010 13:51:12 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.eyssette.net/?p=132#comment-2080</guid>
		<description>Merci pour votre visite sur mon site, et pour votre commentaire critique auquel je vais essayer de répondre.
Vous semblez me faire quatre reproches :

&lt;ul&gt;&lt;li&gt;1°) l&#039;interprétation des inscriptions corporelles comme affirmation d&#039;un désir de puissance serait fausse ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;2°) cette erreur d&#039;interprétation serait l&#039;expression d&#039;une attitude philosophique arrogante ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;3°) cette arrogance philosophique serait la marque de mon ethnocentrisme ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;4°) cet ethnocentrisme me conduirait à négliger complètement l&#039;existence d&#039;autres formes de sagesse et de cultures.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;

Je réponds dans un premier temps à vos deux premiers reproches.

&lt;b&gt;1°)&lt;/b&gt;
&lt;p&gt;J&#039;affirme que les inscriptions corporelles sont l&#039;expression d&#039;un désir de puissance, et vous opposez qu&#039;elles sont des marques d&#039;appartenance clanique liées à un territoire. Mais il n&#039;y a pas de contradiction entre les deux idées !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous pensez qu&#039;il y a contradiction, n&#039;est-ce pas parce que vous lisez le terme de &quot;désir de puissance&quot; en un sens exclusivement individualiste ? Le désir de puissance, en ce sens, consisterait en l&#039;affirmation de soi, de sa singularité en tant qu&#039;individu maître de sa vie. Du coup, vous avez l&#039;impression de retrouver dans ce que j&#039;ai dit la &lt;a href=&quot;http://bit.ly/cNyOfJ&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;confusion que vous dénoncez entre le sens traditionnel et le sens contemporain des inscriptions corporelles&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre reproche vient en fait d&#039;une mauvaise interprétation de ce que j&#039;ai dit (je vous accorde que mon texte n&#039;était pas suffisamment précis pour éviter la lecture que vous en faites, mais à ma décharge, il s&#039;agit simplement de la trace (rapidement) écrite d&#039;un cours d&#039;introduction à la philosophie). J&#039;emploie le terme de &quot;désir de puissance&quot; sans la connotation individualiste que vous lui prêtez : le &lt;i&gt;sujet&lt;/i&gt; du désir de puissance n&#039;est pas nécessairement un &lt;i&gt;individu&lt;/i&gt; (dans les sociétés traditionnelles, c&#039;est le clan qui désire affirmer sa puissance à travers un marquage des individus qui le composent), et l&#039;&lt;i&gt;objet&lt;/i&gt; de ce désir n&#039;a pas nécessairement une finalité &lt;i&gt;individuante&lt;/i&gt; (le désir de puissance ne signifie pas nécessairement qu&#039;on cherche à se distinguer, à se singulariser, à s&#039;affirmer en tant qu&#039;individu puissant, il peut signifier au contraire une forme de désir d&#039;identification, de fusion avec une puissance).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, je n&#039;ai vraiment pas l&#039;impression que nous sommes en désaccord, car lorsque je lis votre blog, je retrouve des passages qui me semblent justement correspondre à cette idée d&#039;un désir de puissance (au sens que je viens de préciser).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, vous écrivez que « &lt;cite&gt;l&#039;esthétique est convoquée pour exhi­ber l&#039;importance de l&#039;individu (et par extension celle du collectif auquel il se rattache) en même temps que son caractère unique et singulier&lt;/cite&gt; » (&lt;a href=&quot;http://bit.ly/9uOA0e#shcp0&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;source&lt;/a&gt;), en quoi est-ce fondamentalement différent si je dis que l&#039;esthétique est convoquée pour affirmer la puissance de l&#039;individu (et par extension celle du collectif auquel il se rattache) ? Ou encore, vous notez que « &lt;cite&gt;le soulignement ou l’encadrement des yeux viserait tout à la fois à rehausser la faculté de vision et à signaler une capacité acquise dans ce domaine, étant donné le rôle que jouent dans cette société les expériences visionnaires&lt;/cite&gt; » (&lt;a href=&quot;http://bit.ly/9uOA0e#shcp1&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;source&lt;/a&gt;), en quoi est-ce fondamentalement différent si je dis que le soulignement vise à affirmer la puissance de vision de l&#039;homme ? Autre exemple tiré de votre blog : « &lt;cite&gt;Les Surma utilisent donc leur corps comme une toile où ils expriment leur créativité. Outre leur fonction esthétique, destinée à attirer le sexe opposé, les peintures servent à intimider l’adversaire et renforcer la puissance du combattant lors des duels au bâton&lt;/cite&gt; » (&lt;a href=&quot;http://bit.ly/9uOA0e#shcp2&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;source&lt;/a&gt;). La peinture corporelle est ici clairement l&#039;expression de la puissance de l&#039;homme. Enfin, les inscriptions corporelles peuvent viser une puissance qui transcende l&#039;homme lui-même : « &lt;cite&gt;Le fait de se coiffer de plumes d&#039;oiseaux, de revêtir des peaux d&#039;animaux sauvages ou de recouvrir son corps des signes et des couleurs nécessaires pour effectuer des voyages dans l&#039;au-delà, peut favoriser la transformation de l&#039;individu, par une sorte d&#039;identification à l&#039;animal, grâce à la captation de certains de ses pouvoirs&lt;/cite&gt; » (&lt;a href=&quot;http://bit.ly/9uOA0e#shcp3&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;source&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu&#039;y a-t-il de comparable entre ces exemples, sinon l&#039;expression d&#039;une forme de désir de puissance ? N&#039;est-ce pas cette notion de puissance qui permet de comprendre ce qu&#039;il y a de commun entre l&#039;affirmation de la puissance d&#039;un clan, de la puissance de la vision, de la puissance du combattant, d&#039;une puissance qui transcende l&#039;homme, … ?&lt;/p&gt;

&lt;b&gt;2°)&lt;/b&gt;
&lt;p&gt;Il n&#039;y a rien d&#039;arrogant dans mon propos. Quand est-ce que la philosophie est arrogante ? Soit une science S qui étudie O (O désignant ce à quoi s&#039;intéresse cette science). La philosophie est arrogante dans les cas suivants :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;(a) elle prétend dire à S comment il faut procéder pour étudier O ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;(b) elle prétend connaître O en se passant de ce que dit S ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;(c) elle prétend mieux connaître O que S.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Or (a) jamais je ne prétends dire à l&#039;anthropologue comment il doit procéder pour étudier les sociétés traditionnelles. (b) Je ne prétends pas pouvoir me passer de ce que dit l&#039;anthropologie pour comprendre le sens des peintures corporelles, puisqu&#039;au contraire c&#039;est à partir de travaux comme ceux de votre blog que je fonde mon analyse. Enfin, (c) l&#039;analyse des peintures corporelles en terme de désir de puissance ne prétend pas représenter une meilleure connaissance de ces phénomènes que les analyses du sens précis de ces peintures par les ethnologues. Il s&#039;agit simplement de dégager à partir de ces analyses précises un concept général qui a un intérêt pour le philosophe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À moins de considérer comme arrogant, par pétition de principe, tout discours philosophique sur les sciences, je ne vois pas ce qui fonde votre reproche. S&#039;il y a de l&#039;arrogance, permettez-moi cette remarque finale, je la vois surtout dans votre propos, puisque vous prétendez m&#039;apprendre que « le temps où [la philosophie] se prétendait la science des sciences est bien révolu », à partir d&#039;une lecture de quelques lignes extraites de la trace écrite d&#039;un cours pour mes élèves de terminales. Vous auriez pu vous contenter de justifier votre opposition à mon interprétation au lieu de me prêter hâtivement une attitude qui est vraiment à l&#039;opposé de ma pratique de la philosophie.&lt;/p&gt;

&lt;i&gt;Suite dans un prochain message&lt;/i&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour votre visite sur mon site, et pour votre commentaire critique auquel je vais essayer de répondre.<br />
Vous semblez me faire quatre reproches :</p>
<ul>
<li>1°) l&#8217;interprétation des inscriptions corporelles comme affirmation d&#8217;un désir de puissance serait fausse ;</li>
<li>2°) cette erreur d&#8217;interprétation serait l&#8217;expression d&#8217;une attitude philosophique arrogante ;</li>
<li>3°) cette arrogance philosophique serait la marque de mon ethnocentrisme ;</li>
<li>4°) cet ethnocentrisme me conduirait à négliger complètement l&#8217;existence d&#8217;autres formes de sagesse et de cultures.</li>
</ul>
<p>Je réponds dans un premier temps à vos deux premiers reproches.</p>
<p><b>1°)</b></p>
<p>J&#8217;affirme que les inscriptions corporelles sont l&#8217;expression d&#8217;un désir de puissance, et vous opposez qu&#8217;elles sont des marques d&#8217;appartenance clanique liées à un territoire. Mais il n&#8217;y a pas de contradiction entre les deux idées !</p>
<p>Si vous pensez qu&#8217;il y a contradiction, n&#8217;est-ce pas parce que vous lisez le terme de &laquo;&nbsp;désir de puissance&nbsp;&raquo; en un sens exclusivement individualiste ? Le désir de puissance, en ce sens, consisterait en l&#8217;affirmation de soi, de sa singularité en tant qu&#8217;individu maître de sa vie. Du coup, vous avez l&#8217;impression de retrouver dans ce que j&#8217;ai dit la <a href="http://bit.ly/cNyOfJ" rel="nofollow">confusion que vous dénoncez entre le sens traditionnel et le sens contemporain des inscriptions corporelles</a>.</p>
<p>Votre reproche vient en fait d&#8217;une mauvaise interprétation de ce que j&#8217;ai dit (je vous accorde que mon texte n&#8217;était pas suffisamment précis pour éviter la lecture que vous en faites, mais à ma décharge, il s&#8217;agit simplement de la trace (rapidement) écrite d&#8217;un cours d&#8217;introduction à la philosophie). J&#8217;emploie le terme de &laquo;&nbsp;désir de puissance&nbsp;&raquo; sans la connotation individualiste que vous lui prêtez : le <i>sujet</i> du désir de puissance n&#8217;est pas nécessairement un <i>individu</i> (dans les sociétés traditionnelles, c&#8217;est le clan qui désire affirmer sa puissance à travers un marquage des individus qui le composent), et l&#8217;<i>objet</i> de ce désir n&#8217;a pas nécessairement une finalité <i>individuante</i> (le désir de puissance ne signifie pas nécessairement qu&#8217;on cherche à se distinguer, à se singulariser, à s&#8217;affirmer en tant qu&#8217;individu puissant, il peut signifier au contraire une forme de désir d&#8217;identification, de fusion avec une puissance).</p>
<p>Enfin, je n&#8217;ai vraiment pas l&#8217;impression que nous sommes en désaccord, car lorsque je lis votre blog, je retrouve des passages qui me semblent justement correspondre à cette idée d&#8217;un désir de puissance (au sens que je viens de préciser).</p>
<p>Par exemple, vous écrivez que « <cite>l&#8217;esthétique est convoquée pour exhi­ber l&#8217;importance de l&#8217;individu (et par extension celle du collectif auquel il se rattache) en même temps que son caractère unique et singulier</cite> » (<a href="http://bit.ly/9uOA0e#shcp0" rel="nofollow">source</a>), en quoi est-ce fondamentalement différent si je dis que l&#8217;esthétique est convoquée pour affirmer la puissance de l&#8217;individu (et par extension celle du collectif auquel il se rattache) ? Ou encore, vous notez que « <cite>le soulignement ou l’encadrement des yeux viserait tout à la fois à rehausser la faculté de vision et à signaler une capacité acquise dans ce domaine, étant donné le rôle que jouent dans cette société les expériences visionnaires</cite> » (<a href="http://bit.ly/9uOA0e#shcp1" rel="nofollow">source</a>), en quoi est-ce fondamentalement différent si je dis que le soulignement vise à affirmer la puissance de vision de l&#8217;homme ? Autre exemple tiré de votre blog : « <cite>Les Surma utilisent donc leur corps comme une toile où ils expriment leur créativité. Outre leur fonction esthétique, destinée à attirer le sexe opposé, les peintures servent à intimider l’adversaire et renforcer la puissance du combattant lors des duels au bâton</cite> » (<a href="http://bit.ly/9uOA0e#shcp2" rel="nofollow">source</a>). La peinture corporelle est ici clairement l&#8217;expression de la puissance de l&#8217;homme. Enfin, les inscriptions corporelles peuvent viser une puissance qui transcende l&#8217;homme lui-même : « <cite>Le fait de se coiffer de plumes d&#8217;oiseaux, de revêtir des peaux d&#8217;animaux sauvages ou de recouvrir son corps des signes et des couleurs nécessaires pour effectuer des voyages dans l&#8217;au-delà, peut favoriser la transformation de l&#8217;individu, par une sorte d&#8217;identification à l&#8217;animal, grâce à la captation de certains de ses pouvoirs</cite> » (<a href="http://bit.ly/9uOA0e#shcp3" rel="nofollow">source</a>).</p>
<p>Qu&#8217;y a-t-il de comparable entre ces exemples, sinon l&#8217;expression d&#8217;une forme de désir de puissance ? N&#8217;est-ce pas cette notion de puissance qui permet de comprendre ce qu&#8217;il y a de commun entre l&#8217;affirmation de la puissance d&#8217;un clan, de la puissance de la vision, de la puissance du combattant, d&#8217;une puissance qui transcende l&#8217;homme, … ?</p>
<p><b>2°)</b></p>
<p>Il n&#8217;y a rien d&#8217;arrogant dans mon propos. Quand est-ce que la philosophie est arrogante ? Soit une science S qui étudie O (O désignant ce à quoi s&#8217;intéresse cette science). La philosophie est arrogante dans les cas suivants :</p>
<ul>
<li>(a) elle prétend dire à S comment il faut procéder pour étudier O ;</li>
<li>(b) elle prétend connaître O en se passant de ce que dit S ;</li>
<li>(c) elle prétend mieux connaître O que S.</li>
</ul>
<p>Or (a) jamais je ne prétends dire à l&#8217;anthropologue comment il doit procéder pour étudier les sociétés traditionnelles. (b) Je ne prétends pas pouvoir me passer de ce que dit l&#8217;anthropologie pour comprendre le sens des peintures corporelles, puisqu&#8217;au contraire c&#8217;est à partir de travaux comme ceux de votre blog que je fonde mon analyse. Enfin, (c) l&#8217;analyse des peintures corporelles en terme de désir de puissance ne prétend pas représenter une meilleure connaissance de ces phénomènes que les analyses du sens précis de ces peintures par les ethnologues. Il s&#8217;agit simplement de dégager à partir de ces analyses précises un concept général qui a un intérêt pour le philosophe.</p>
<p>À moins de considérer comme arrogant, par pétition de principe, tout discours philosophique sur les sciences, je ne vois pas ce qui fonde votre reproche. S&#8217;il y a de l&#8217;arrogance, permettez-moi cette remarque finale, je la vois surtout dans votre propos, puisque vous prétendez m&#8217;apprendre que « le temps où [la philosophie] se prétendait la science des sciences est bien révolu », à partir d&#8217;une lecture de quelques lignes extraites de la trace écrite d&#8217;un cours pour mes élèves de terminales. Vous auriez pu vous contenter de justifier votre opposition à mon interprétation au lieu de me prêter hâtivement une attitude qui est vraiment à l&#8217;opposé de ma pratique de la philosophie.</p>
<p><i>Suite dans un prochain message</i></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : YVAN ETIEMBRE</title>
		<link>http://eyssette.net/ethique-et-philosophie-morale-bonheur-et-desir/132#comment-1283</link>
		<dc:creator>YVAN ETIEMBRE</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Mar 2010 08:49:09 +0000</pubDate>
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		<description>La philosophie ne peut disposer comme bon lui semble de données anthropologiques et ramener par exemple toutes les inscriptions corporelles,peintures ou autres à un unique désir de puissance.
Le temps où elle se prétendait la science des sciences est bien révolu.
En plus de telles remarques &quot;universalistes&quot; sont parfaitement etnocentriques (il existe d&#039;autres formes de &quot;sagesse&quot;  et de cultures bien absentes ici):  Ainsi les peintures corporelles des aborigènes australiens sont des marques d&#039;appartenance clanique liées à un territoire:je ne vois pas où se nicherait le désir.la thèse de Bataille sur le Don relève par exemple d&#039;une telle méconnaissance des sociétés à potlatcht.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La philosophie ne peut disposer comme bon lui semble de données anthropologiques et ramener par exemple toutes les inscriptions corporelles,peintures ou autres à un unique désir de puissance.<br />
Le temps où elle se prétendait la science des sciences est bien révolu.<br />
En plus de telles remarques &laquo;&nbsp;universalistes&nbsp;&raquo; sont parfaitement etnocentriques (il existe d&#8217;autres formes de &laquo;&nbsp;sagesse&nbsp;&raquo;  et de cultures bien absentes ici):  Ainsi les peintures corporelles des aborigènes australiens sont des marques d&#8217;appartenance clanique liées à un territoire:je ne vois pas où se nicherait le désir.la thèse de Bataille sur le Don relève par exemple d&#8217;une telle méconnaissance des sociétés à potlatcht.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
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