Séquence 6 : Épistémologie – Raison et réel, religion, vérité, démonstration, le vivant

Plan

  • I – Travail sur l’œuvre suivie : Freud, L’avenir d’une illusion, chapitres V et VI
    • A – Idée directrice et plan du texte
    • B – Analyse du chapitre V
      • 1°) Les idées religieuses sont des dogmes
        • a – La notion de dogme : les dogmes religieux et l’enseignement dogmatique à l’école
        • b – Un dogme peut-il représenter une connaissance ? (Connaissance directe et connaissance déférentielle)
        • c – Ce que l’on ne sait pas par soi-même, est-ce seulement une simple opinion ? (Internalisme et externalisme, la notion de préjugé, épistémologie du témoignage)
      • 2°) Les idées religieuses ne reposent sur aucun fondement
        • a – Il n’est pas possible d’avoir une connaissance directe de Dieu. Peut-on alors avoir une connaissance déférentielle de Dieu ?
        • b – Aucun témoignage ne peut constituer une raison de croire en un Dieu
          • i. dans la mesure où les enjeux de la religion sont importants, l’exigence de justification est importante (le problème de l’empiètement pragmatique)
          • ii. peut-on se fier à un témoignage de miracle ? L’argument de Hume
      • 3°) L’absence de preuve est un problème pour le croyant (foi et raison)
        • a – La foi est-elle au-delà de la raison ? La stratégie du credo quia absurdum et le fidéisme
          • i. la foi consiste à croire en un dieu (croire que et croire en)
          • ii. la foi reposerait sur une expérience. Analyse de la notion d’expérience (sens pratique, sens scientifique, sens phénoménologique). La foi comme expérience de l’infini.
          • iii. le croyant ne peut justifier sa croyance sur la base de cette prétendue expérience. Les « mystères de la foi » et la raison. Analyse de la notion de justification
        • b – La foi est-elle hors d’atteinte de la raison ? La stratégie du « comme si » et le fictionnalisme religieux
          • i. même en l’absence de preuve, le croyant fera comme si sa croyance était vraie.
          • ii. qu’est-ce que cela signifie « faire comme si » ? Une comparaison : le réalisme et l’instrumentalisme en philosophie des sciences.
          • iii. Le croyant peut-il vraiment « faire comme si » ? Analyse de la question à partir du paradoxe de la fiction.
    • C – Analyse du chapitre VI
      • 1°) Les idées religieuses reposent sur des désirs
        • a – Freud propose une explication psychologique de la religion. Les sciences humaines et la religion. L’exemple de Marx (la religion comme opium du peuple)
        • b – La croyance en l’existence d’un Dieu repose sur trois besoins : un besoin affectif de protection, un besoin moral de justice et un besoin cognitif d’explication
        • c – Ces besoins sont des besoins de la raison. La religion est une réponse à des questions de la raison, mais cette réponse elle-même sort du cadre de la raison.
      • 2°) Les idées religieuses sont des illusions. Analyse de la notion d’illusion
        • a – L’illusion se distingue de l’erreur. L’erreur est une croyance fausse. L’illusion est une croyance qui exprime un désir
        • b – Analyse des notions de croyance et de désir. Il y a, entre ces deux états, une différence dans la direction d’ajustement : dans la croyance, ce que l’on croit doit s’adapter au réel (la vérité comme norme) ; dans le désir, le réel doit s’adapter à ce qui est désiré.
        • c – La croyance religieuse ne cherche pas à se confronter au réel. La foi exprime une forme de conviction.
      • 3°) Il n’est pas justifié d’accepter les idées religieuses
        • a – Peut-on prouver que les idées religieuses sont fausses ?
          • i. l’argument du mal
          • ii. le fatalisme théologique
        • b – Qu’est-ce qu’une preuve ?
          • i. Le modèle des sciences
          • ii. Deux types de preuve : la démonstration et l’expérimentation
          • iii. Analyse de l’attitude scientifique
        • c – Est-il justifié de croire en un Dieu ?
          • i. l’absence de preuve du contraire et les arguments pragmatiques ne constituent pas une raison de croire
          • ii. peut-on dire que chacun a le droit de croire ce qu’il veut ?
  • II – Analyse des preuves de l’existence de Dieu
    • A – L’argument ontologique et l’argument cosmologique
      • 1°) L’argument ontologique
        • a – Formulation de l’argument
        • b – Critique de l’argument
      • 2°) L’argument cosmologique
        • a – Formulation de l’argument
        • b – Critique de l’argument
    • B – L’argument téléologique
      • 1°) Formulation de l’argument
      • 2°) Analyse de la notion de finalité.
        • a – La finalité extrinsèque et les objets techniques
        • b – La finalité intrinsèque et les êtres vivants
      • 3°) La notion de finalité peut-elle faire l’objet d’une explication scientifique ?
        • a – Le mécanisme et la réduction du vivant à des propriétés physico-chimiques (Descartes et les animaux-machines)
        • b – Le finalisme et la spécificité du vivant (la vie comme lutte contre la mort, le vivant et son milieu, le vivant comme être normatif)
        • c – Le darwinisme : un modèle d’explication naturelle des spécificités du vivant.
      • 4°) Critique de l’argument téléologique.

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