Avons-nous des devoirs envers les animaux ?

Vous trouverez, grâce aux liens ci-dessous, des textes qui pourront servir de support pour votre dissertation. N’hésitez pas à poser vos questions et à discuter de ce sujet dans les commentaires.

Je vous conseille de consulter le site des Cahiers antispécistes, la Bibliothèque virtuelle des droits des animaux, et le site Tribunal animal. En anglais, vous pouvez consulter The Animal Rights Library. Je vous conseille également le blog de Gary Francione pour comprendre cette position que l’on appelle l’abolitionnisme (il y a quelques textes en français). Enfin, la présentation par Antoine Comiti de la notion de spécisme est intéressante.

Sur la question de savoir dans quelle mesure l’homme n’est pas un animal comme les autres, vous pouvez lire cet article de Joëlle Proust : L’animal humain ? Les raisons d’être continuiste.

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68 Commentaires »

 
  • ex dit :

    « avons-nous des devoir envers les animaux »…
    Ce n’est peut être pas volontaire, mais un magnifique alexandrin classique!

  • Quentin dit :

    Bonsoir,
    J’ai commencé mon plan de dissertation, je n’ai que deux parties pour l’instant ( je suis en panne d’inspiration ) et j’aimerais savoir si celles-ci conviennent:

    Nous devons laisser les animaux libres, ne rien leur imposer
    Chaque espèce est indépendante, nous ne devons pas intervenir chez une autre
    Il faut laisser les animaux « évoluer », se développer. Nous « sommes au sommet » du règne animal, donc pourquoi nous occuper de ces êtres inférieurs ? Il faut privilégier notre espèce à la leur

    Cependant:
    Nous cohabitons sur cette planète, nous avons comme devoir de ne pas leur nuire
    Mais nous avons perturbé, changé l’environnement avec nos constructions, le climat avec nos rejets etc… donc nous devons leur venir en aide avant qu’il ne soit trop tard
    Nous avons domestiqué les animaux, nous devons donc prendre soin de ceux-ci

    Merci d’avance, en espérant que mon début de plan soit correct.

    • Bonjour Quentin,

      1°)

      Pour votre première partie, attention : si votre idée directrice est que nous devons laisser les animaux libres, pourquoi affirmez-vous, dans cette même partie, qu’« il faut privilégier notre espèce » ? Si nous devons privilégier notre espèce, cela semble impliquer que nous avons le droit d’imposer aux animaux des contraintes en vue de notre bien, et dans ce cas, nous ne laissons pas les animaux libres. Vous semblez donc vous contredire ici.
      De plus, que signifie l’idée que « chaque espèce est indépendante » ? Telle quelle, cette idée est fausse : aucune espèce d’être vivant ne peut vivre sans d’autres espèces de vivant.

      2°)

      Par rapport à votre deuxième partie, l’idée directrice manque encore de précision et du coup de pertinence. Pourquoi affirmez-vous que le fait de « cohabiter » (le terme est à préciser) avec les animaux fonde un devoir de ne pas leur nuire ? Quel est le rapport, le lien logique ? Il faudrait clarifier cette question.
      Vous dites ensuite qu’il faut « leur venir en aide avant qu’il ne soit trop tard », mais précisez : à quoi pensez-vous en affirmant « avant qu’il ne soit trop tard ».
      Vous parlez ensuite des animaux domestiques, mais on ne voit pas encore bien le lien logique avec le reste de vos idées dans la deuxième partie. De plus, pourquoi faut-il prendre soin des animaux domestiques ? Vous ne l’avez pas encore expliqué.

      Vous n’étiez pas loin toutefois d’idées qui peuvent être pertinentes :
      1°) partez en première partie d’une analyse de notre rapport ordinaire aux animaux : le fait que nous fassions usage des animaux montre que nous nous accordons un privilège, une supériorité. Sur quoi ce privilège prétend-il se fonder ? Est-il légitime, justifié ?
      2°) examinez l’idée que la vie des hommes dépend d’un écosystème : expliquez alors pourquoi nous aurions alors des devoirs envers les animaux. Dans quelle mesure la notion de respect de la vie, de respect de la nature a-t-elle un sens ?

  • Marine dit :

    Bonjour,
    J’aurai voulu savoir si nous devons distinguer les animaux domestiques des animaux sauvages dans notre plan directement ou dans chaque partie. Cette question me pose problème.
    Merci d’avance.

    • Je ne pense pas que vous devez parler de cette distinction à chaque fois. Il faudrait au contraire l’envisager seulement lorsque cette distinction est pertinente. Par exemple, si votre idée est qu’il faut protéger les animaux contre les abus des hommes, alors il faut ici envisager le cas des animaux domestiques, mais aussi les autres cas, qui ne se résument pas aux « animaux sauvages » : les animaux utilisés en laboratoire, les animaux utilisés pour l’élevage, les animaux utilisés pour le divertissement (zoos, cirques, corrida, combats d’animaux, …).

  • Pascal G dit :

    Hello,

    Comme promis Cédric (un peu tard, j’en ai peur..) quelques considérations de Nietzsche sur la pitié envers les animaux. Mises bout à bout, elles sont un brin paradoxal, mais c’est normal… c’est Nietzsche !

    Les trois textes sont extraits d’ « Aurore », et des écrits posthumes 1880-1881

    Texte n° 1 (qui pourra peut-être aider Marine) :
    « § 286. Animaux domestiques, de salon et apparentés.

    Y a-t-il quelque chose de plus dégoûtant que la sentimentalité envers les plantes et les animaux, de la part d’une créature qui, dès l’origine, a vécu au milieu d’eux comme leur ennemi le plus acharné et qui, finalement, prétend auprès de ses victimes affaiblies et mutilées à la délicatesse de sentiment ! devant cette sorte de « nature », le sérieux convient d’abord à l’homme, si c’est un homme qui pense. »

    Texte n° 2 : F. P. 1 [28] « Les hommes qui, de rage venimeuse et d’envie, voudraient modre les hommes, prêchent la douceur envers les animaux. »

    Texte n° 3: F. P. 7 [26] « D’où vient que le christianisme a répandu en Europe la cruautré envers les animaux, malgré sa religion de la pitié ? Parce qu’il est également, et plus encore, une religion de cruauté envers les hommes. »

    Voilà… au moins, cela a le mérite d’indiquer une ambivalence du rapport entre la pitié envers les hommes et envers les animaux !
    Ambivalence qui n’est pas sans charme, quand on se rappelle que le dernier geste de Nietzsche (avant de sombrer défintivement dans la folie végétative…) fut de se jeter au coup d’un cheval pour le protéger des coups d’un violent palefrenier !!!

    Mais peut-être cela est-il en fait conforme aux textes de Nietzsche ?
    C’est ce que laisse entrevoir une très jolie analyse de Kundera de cet épisode tragique (je cite un extrait, mais un extrait plus large se trouve ici :
    http://www.tribunal-animal.com/consciences/conscients/kundera.htm )

    « J’ai toujours devant les yeux Tereza assise sur une souche, elle caresse la tête de Karénine et songe à la déroute de l’humanité. En même temps, une autre image m’apparaît : Nietzsche sort d’un hôtel de Turin. Il aperçoit devant lui un cheval et un cocher qui le frappe à coups de cravache. Nietzsche s’approche du cheval, il lui prend l’encolure entre les bras sous les yeux du cocher et il éclate en sanglots.
    Cà se passait en 1889 et Nietzsche s’était déjà éloigné, lui aussi, des hommes. Autrement dit : c’est précisément à ce moment-là que s’est déclarée sa maladie mentale. Mais selon moi, c’est bien là ce qui donne à son geste sa profonde signification. Nietzsche était venu demander au cheval pardon pour Descartes. Sa folie (donc son divorce d’avec l’humanité) commence à l’instant où il pleure sur le cheval.
    Et c’est ce Nietzsche-là que j’aime, de même que j’aime Tereza, qui caresse sur ces genoux la tête d’un chien mortellement malade. Je les vois tous deux côte à côte : ils s’écartent tous deux de la route où l’humanité, « maître et possesseur de la nature », poursuit sa marche en avant. »

    (Kundera, L’insoutenable légèreté de l’être)

    P. G.

    • Merci beaucoup Pascal pour ces textes de Nietzsche, et pour le lien vers Kundera (je ne l’ai pas encore lu, mais je vais m’y mettre rapidement). Il y a un autre point intéressant à considérer chez Nietzsche, c’est tout son usage métaphorique de figures animales : l’âne, le chameau, le lion, l’araignée, etc. Ces animaux interviennent souvent pour incarner des jugements de valeur, mais Nietzsche porte aussi, au moins implicitement, des jugements de valeurs sur ces animaux. Est-ce à dire que nous devons estimer, selon Nietzsche, les animaux à proportion de la propre puissance de vie qu’ils manifestent ?
      Il faut noter aussi qu’il y a chez certains penseurs écologistes une reprise de la pensée de Nietzsche, mais j’ignore complètement comment se fait cette reprise dans le détail. Ce serait intéressant de travailler sur ce point. Qu’en penses-tu ?

      • Pascal G dit :

        Hello,

        Ta remarque est judicieuse : il y a bien croisement entre le jugement de valeur incarné dans les animaux et les jugements de valeur sur les animaux. Dans la mesure notamment où il s’agit dans les deux cas de jugements… sur l’homme.

        Cela dit, les deux bestiaires ne se recoupent pas toujours. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si c’est dans le Zarathoustra (ce gros recueil de paraboles…) que le bestiaire de Nietzsche explose… avec des animaux relativement inédits dans son corpus.
        L’aigle, le serpent, le chameau, le lion, les mouches du marché, la vipère, la tarentule, la sangsue, l’âne… sans oublier la vache multicolore !

        Ce qui est intéressant, c’est que la liste des personnages humains semble elle aussi constituer un « zoo » parallèle au bestiaire : l’ermite, le funambule, le bouffon, le vieillard, la vieille femme, le nain… sans oublier la fameuse triade : dernier homme / homme supérieur / surhomme…

        On pourrait appeler ça une nozoologie… :-)

        En fait, dans le Zarathoustra, la différence homme / animal semble parfois aussi floue que dans un roman d’heroic fantasy… sans parler des unions monstrueuses du type du « Dieu-araignée » !

        Il y aurait peut-être deux façons de le lire, qui sont d’ailleurs sans doute complémentaires ; que le recours aux figures animales soit métaphorique ou pas, de toutes façons Nietzsche casse la dissociation ontologique entre l’homme et l’animal : l’homme n’est ni un animal rationnel, ni un animal conscient, ni un animal politique… c’est « l’animal LE PLUS » ceci-cela (idée que l’on retrouve même lorsque Nietzsche thématise le rapport d’opposition entre l’homme et l’animal :

        « Mais l’homme est l’animal le plus courageux : par là il est venu à bout de tous les animaux. Par la sonorité de son jeu il a vaincu toute douleur ; la douleur humaine est la douleur la plus profonde. »
        (Zarathoustra, De la vision et de l’énigme)

        Par ailleurs, l’homme appartient d’autant plus au règne animal qu’il reste séparé du surhumain. L’idée n’est évidemment pas que seul le surhomme se distinguerait radicalement de l’animal ; mais seul le surhomme est capable d’assumer de façon humaine sont animalité, au lieu de la nier en se faisant ainsi bestial (ça, c’est la Généalogie…).

        Les animaux sont à la fois le signe de ce qui en l’homme est « humain, trop humain », et ce qui en l’homme fait déjà signe vers le surhumain.

        On pourrait donc dire que les animaux sont ainsi la négation de la seule locution qui, selon mon vieux maître Guy Lardreau, ne soit pas nietzschéenne : « humain, rien qu’humain ».

        P. G.

  • Pascal G dit :

    Re-hello,

    Pour le sujet sur les devoirs envers les animaux, je m’aperçois en le relisant que le texte de Kundera dont j’ai mis le lien précédemment (http://www.tribunal-animal.com/consciences/conscients/kundera.htm) mérite d’être lu en entier… du moins, moi, si j’avais à traiter ce sujet, je le ferais !

    P. G.

    • Je viens de lire le texte, qui n’est pas mal du tout effectivement. J’aime surtout ce passage :

      « La vraie bonté de l’homme ne peut se manifester en toute pureté et en toute liberté qu’à l’égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l’humanité (le plus radical, qui se situe à un niveau si profond qu’il échappe à notre regard), ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. »

  • Un élève propose le plan suivant.

    I) Oui
    1) Nous sommes au sommet, donc responsables de ceux plus bas.
    Deux types de devoirs : de « l’ élève » au « maître » et du maître à l’élève. Dans ce cas c’est plus du maître à l’élève. Un devoir est l’obligation de faire quelque chose en raison de la morale ou des normes sociales (lois). Il faudrait assurer leur bien-être. Idée : peut-être qu’un jour une espèce se développera et aura les mêmes facultés mentales que nous (illustration du maître/élève).

    2) Le cas des animaux domestiques
    A partir du moment où on choisit d’avoir un animal domestique, on en est responsable puisque sa vie dépend de nous.

    3) Nous mettons en péril certaines races.
    Il ne serait pas moral de ne rien faire pour éviter ces extinctions. Ici on parle d’une partie des animaux sauvages.

    II) Non
    1) Il n’est peut-être pas nécessaire d’agir envers les animaux.
    Il n’y a pas besoin d’intervenir, le monde ne s’arrêtera pas de tourner si une espèce disparaît : une autre prendra sa place.

    2) « L’argument » du chacun pour soi.
    Dans la nature c’est la loi du plus fort, pourquoi pas pour ce sujet ?

    III) Oui pour nous

    1) Nous avons des devoirs envers la race humaine.
    Montrer à partir de la définition du devoir que c’est évident. Ici la question l’homme est-il un animal ?

    2) Nous sommes dépendants des animaux, donc nous avons des devoirs envers eux qui sont en fait des devoirs miroirs de ceux envers nous.

    Pour se nourrir. Nous dépendons de certains végétaux qui eux même dépendent de certains animaux. Exemple : Abeilles qui font la pollinisation.

    Idée : parler ici d’une société ne dépendant pas du tout des animaux et de la nature. Exemple : pollinisation par les humains, régimes végétariens etc.

    Voici ma réponse :
    Votre plan tel quel ne fonctionne pas bien, et il y a plusieurs idées, qui ne sont pas pertinentes, telles qu’elles sont formulées ici (l’analogie maître/élève, vos arguments de la deuxième partie, la question de savoir si l’homme est un animal).
    En revanche, vous avez de quoi construire un plan qui pourrait fonctionner, à partir de vos idées, à condition de revoir la formulation de ces idées, et d’enrichir votre plan avec de nouvelles idées.
    I – En effet, en première partie, vous pourriez reprendre l’idée directrice de votre deuxième partie : « nous n’avons pas de devoirs envers les animaux ». Mais partez ici plutôt d’une analyse de la notion de devoir (en utilisant ce que vous pensiez peut-être faire en troisième partie : montrez que nous avons des devoirs seulement envers les hommes). Évitez de reprendre vos arguments de la deuxième partie, ce ne sont pas de bons arguments. Mais derrière ces arguments, il y avait l’idée que l’existence d’un animal n’a pas de valeur en elle-même, à la différence de l’existence de l’homme, qui aurait une dignité. Essayez de comprendre pourquoi on peut penser cela.
    II – En deuxième partie, vous pouvez montrer que même si nous avons le droit d’utiliser les animaux, nous n’avons pas le droit d’en abuser. Il y aurait ainsi un devoir de protection des animaux contre les abus des hommes. Je pense ici à ce que vous disiez en affirmant que « Nous sommes au sommet, donc responsables de ceux plus bas. ». En effet, notre supériorité sur les animaux peut nous conduire à des abus contre eux : nous avons donc des devoirs envers eux. Vous pouvez reprendre également ici votre analyse du cas des animaux domestiques. Essayez de voir également comment cette idée d’une protection contre les abus s’applique dans d’autres cas, notamment dans le cas de l’expérimentation sur les animaux, ou dans le cas de l’élevage.
    III – Vous pouvez enfin construire votre troisième partie autour de l’idée que nous avons également un devoir de protection des animaux pour nous-mêmes. Reprenez ici l’idée que nous devons protéger la biodiversité. Essayez de développer cette partie avec d’autres idées.

  • Un autre élève propose le plan suivant :

    I) l’homme n’a aucun devoirs envers les animaux à première vue, pour plusieurs raisons (notre conscience => fait de nous des êtres supérieurs et à part entière; l’homme est la forme de vie la plus développée, celle qui mérite de diriger puisque nous sommes au sommet de la chaine alimentaire; … etc) et dans les deux parties suivantes dire qu’en y réfléchissant, nous avons des devoirs parce que:
    II) cette même morale qui nous rend supérieurs nous impose des devoirs envers le vivant
    III) l’homme a des devoirs envers lui même, donc envers les animaux et que l’argument que l’homme est au dessus, pas un animal se révèle absurde (avec ici un développement sur l’évolution; la projection renvoyée de nous même des animaux domestiques, et l’interdépendance/ symbiose des espèces).

    Enfin j’aimerai savoir si une légère ouverture sous forme de suggestion sur le thème que « finalement, l’homme n’est plus un animal, il est pire (raison de destruction de l’environnement, violence gratuite etc..) » est valable.

    Voici ma réponse :
    Vos idées sont intéressantes, mais je les mettrai dans un autre ordre :
    I – Pour la première partie, je ne changerai rien par rapport à ce que vous pensiez. Effectivement à première vue, nous ne pensons pas avoir des devoirs envers les animaux.
    II – Mais vous pouvez ensuite critiquer les idées de cette première partie (en reprenant une partie de ce que vous auriez mis dans votre troisième partie : « l’argument que l’homme est au dessus, pas un animal se révèle absurde »)
    III – Vous pouvez enfin défendre l’idée que l’homme a des devoirs envers les animaux (en reprenant à la fois votre deuxième partie, et un bout de votre troisième partie : « l’homme a des devoirs envers lui même, donc envers les animaux »)

    En revanche, je ne vois pas bien le lien entre le sujet (« avons-nous des devoirs envers les animaux ? ») et l’idée que l’homme est capable de produire plus de mal que les animaux.

  • Mathilde TS1 dit :

    Bonsoir,
    Au sujet de la dissertation, j’ai vraiment du mal à définir la notion de devoir, le devoir c’est quelque chose que la société nous impose, cela a donc un lien avec la morale c’est certain, mais l’éthique ne s’éloigne t-elle pas du devoir proprement dit ? Comment appliquer le « devoir » à un autre être vivant… faut-il associer devoir à respect, pitié (comme le suggère Nietzsche)ou encore à conviction personnelle (ce qui se rapporte à l’éthique et me semble un peu opposé au devoir). Enfin si vous aviez des textes sur la notion de devoir ou autres, cela m’éclairerait…
    Merci par avance.

    • Bonsoir Mathilde,
      Voici quelques remarques à propos de votre message.

      Au sujet de la dissertation, j’ai vraiment du mal à définir la notion de devoir, le devoir c’est quelque chose que la société nous impose, cela a donc un lien avec la morale c’est certain

      Attention, la notion de devoir est plus générale que l’idée de « quelque chose que la société nous impose ».
      Il faut en effet être attentif à la variété des usages possibles de la notion de devoir.
      « si je veux guérir, je dois prendre ce traitement », « Les parents doivent apprendre à leurs enfants à être autonomes », « un militaire doit obéir aux ordres de ses supérieurs », « je ne peux pas venir, je dois aller voter », « nous avons le devoir d’aider les autres »…
      Il y a un point commun à tous ces usages : la notion de devoir exprime un impératif qui exige d’un agent une action, ou du moins quelque chose qui est sous le contrôle de l’agent. Cela n’a aucun sens de dire à quelqu’un qu’il doit faire quelque chose, s’il ne peut pas le faire (c’est ce qu’on appelle parfois la règle « devoir implique pouvoir »).
      Ce qui distingue ces différents sens, c’est le fondement du devoir en question. Pourquoi doit-on le faire dans ce cas-là ? Est-ce mon intérêt bien compris qui fonde mon devoir ? Est-ce l’acceptation d’une norme sociale, d’une norme juridique ? Ce devoir est-il fondé sur des valeurs ?
      Il faudra ainsi bien distinguer, conceptuellement, le devoir au sens moral, d’une part des contraintes sociales, juridiques (je dois le faire parce que si je ne le fais pas ce ne serait pas conforme à ce qui est attendu de moi dans la société dans laquelle je vis), d’autre part des contraintes rationnelles (je dois le faire, dans la mesure où ce ne serait pas rationnel de ne pas le faire).

      [le devoir] a donc un lien avec la morale c’est certain, mais l’éthique ne s’éloigne t-elle pas du devoir proprement dit ?

      Vous avez raison : la distinction entre morale et éthique, si on en fait une, repose le plus souvent sur l’idée que la morale repose sur des normes, sur des obligations, sur des devoirs, alors que l’éthique repose sur des valeurs, sur ce qui est désirable, sur une certaine conception de ce qui est bien.
      Toutefois cette distinction n’est pas vraiment très claire, et elle ne me semble pas utile pour le sujet.

      Comment appliquer le « devoir » à un autre être vivant ? Faut-il associer le devoir au respect, à la pitié ?

      C’est tout le sujet ! À première vue nous pensons avoir des devoirs envers autrui, qui n’est pas seulement un autre être vivant, mais une autre personne. Avons-nous des devoirs aussi envers des êtres qui ne sont pas des personnes ? Quel peut bien être l’éventuel fondement d’un tel devoir ? Y a-t-il quelque chose de respectable dans la vie d’un animal ? La souffrance que ressent un animal devrait-elle provoquer en nous le même sentiment de pitié que nous ressentons face à la souffrance d’un être humain ?
      Je ne peux répondre à vos questions, car l’objectif du sujet est justement que vous vous confrontiez à ces questions-là.

      si vous aviez des textes sur la notion de devoir ou autres, cela m’éclairerait…

      Pensez à consulter votre manuel à propos de la morale et du devoir.
      Vous pouvez également lire les textes choisis par des professeurs de l’académie de Reims :

      http://dialog.ac-reims.fr/wphilo/philoreims/articles5019.html?lng=fr&pg=72

      http://dialog.ac-reims.fr/wphilo/philoreims/articlescbc6.html?lng=fr&pg=158

      • Mathilde TS1 dit :

        Merci beaucoup pour cette réponse. En effet, faire une nuance entre le devoir moral et le devoir rationnel me parait plus clair et m’aide à mieux saisir le sujet. =]

        Bonne soirée.

  • Bastien dit :

    Monsieur,
    je vous propose le plan suivant pour la dissertation, il est encore largement modifiable, suivant vos commentaires =)

    A) Nous devons nous soucier des animaux, car nous pouvons en tirer parti
    1) Nous pouvons les manger, dans le cadre d’une réglementation adaptée
    2) Il peuvent nous divertir, nous tenir compagnie
    3) Il existe des animaux dangereux, nuisibles pour l’homme, il faut alors assurer notre survie sans pour autant les exterminer

    B) Nous pouvons les laisser vivre, ne pas se soucier d’eux
    1) La viande animale n’est pas indispensable à notre organisme (et l’on peut utiliser la nourriture dont on se sert actuellement pour les élever)
    2) Les personnes trop attachées à leur animal de compagnie pourraient alors sortir, rencontrer du monde.

    C)Les animaux font partie d’un écosystème fragile, qui doit être respecté par tout le monde
    1) Les animaux ne doivent pas être traités avec cruauté (on peut aussi développer ici l’idée de la conscience humaine)
    2) Les espèces en voie de disparition doivent être protégées pour pérenniser la diversité biologique sur Terre
    3) Les habitats naturels doivent être préservés pour ne pas tuer les animaux sauvages.

    J’attends votre commentaire avec impatience =) Bonne fin de vacances.

  • Mélodie TS2 dit :

    Bonjour,
    Tout d’abord, je tiens a remercier tout les articles précédents qui m’ont beaucoup aidé dans l’élaboration d’un plan, donc merci pour ce site très utile et agréable! =)
    Voici ma proposition de plan pour cette dissertation:

    Intro:

    a/ Définition des termes:
    – « nous » : distinction conceptuelle homme/humain
    – « devoir »
    – « animaux » : l’homme est un animal, l’humain non

    b/ annonce du plan

    I Nous n’avons pas de devoirs du point de vue de l’homme

    a/ L’homme est un animal
    – il fait partit du monde au même titre que les animaux
    – il possède des réaction et des pulsions quasi animales

    b/ La sélection naturelle
    – Il est normal que l’on se mange pour l’équilibre planétaire.
    – Nous ne sommes pas choqués qu’un Lion mange une biche, alors pourquoi l’être d’un homme qui mange une vache?

    c/ Répond aux besoin de l’homme
    – aux besoins nutritionnels
    – aux besoins vestimentaires

    II Nous avons des devoirs du point de vue de l’humain

    a/ L’humain possède une dignité (du point de vue éthique)

    b/ L’humain doit avoir un respect envers le monde qu’il l’entoure (du point de vue moral)

    c/ Sa conscience ne le lui permet pas

    III Nos devoirs sont souvent dirigés par nos interets

    a/ Analyse de la citation du Kundera :
     » Il est (…) probable que l’homme ai inventé Dieu pour sanctifier le pouvoir qu’il a usurper sur la vache et le cheval »
    – Montre que l’homme n’agit que par intérêt
    – Met en évidence le dilemme de l’homme entre sa conscience et ses désirs.

    b/ Les animaux contribuent à un bio-équilibre dont nous bénéficions
    – Ils contribuent au bon fonctionnement de la Terre
    – Ils sont indispensables à notre survie, nous avons donc le devoir de les respectés

    c/ Si les animaux sont respectés, la viande est meilleure
    – Beaucoup d’organisme pour la protection des animaux ont ce raisonnement
    – Cela prouve bien que les hommes sont dirigés par leurs intérêt, parfois même sans dignité ni respect

    Conclusion:

    a/ Résumé des grandes idées

    b/ L’homme comme l’humain a encore beaucoup a évoluer pour arriver à une équité, que ce soit entre les hommes et les animaux ou entres les hommes

    Merci d’avance! Bonne fin de vacances.

    • Chère Mélodie,
      Votre plan manque de clarté, je n’ai pas toujours compris où vous vouliez en venir :

      - (I a) Pourquoi le fait que l’homme soit un animal prouverait-il que l’homme n’a pas de devoirs envers les animaux ? N’est-ce pas plutôt parce que l’homme est différent de l’animal qu’il pense qu’il n’a pas de devoirs envers les animaux ?

      - (I b) Vous écrivez qu’il est normal que l’ « on se mange pour l’équilibre planétaire ». « on se mange » est mal dit, et « équilibre planétaire » n’est pas clair. Est-ce que vous pensez ici que l’homme, en mangeant de la viande, agit en faveur de l’équilibre des écosystèmes ? Ce serait oublier que la viande provient dans sa grande majorité d’animaux produits pour ce seul but, hors d’un écosystème naturel.

      - (II a) Vous affirmez que l’homme possède une dignité, mais en quoi cela implique-t-il que l’homme a des devoirs envers les animaux ?

      - (II b) Pourquoi l’homme doit-il « avoir un respect envers le monde qui l’entoure » ? Est-ce que cela implique que je dois respecter les cailloux qui sont dans mon jardin ?

      - (II c) Vous écrivez que la conscience de l’homme « ne le lui permet pas ». Mais : ne lui permet pas de faire quoi ? Et pourquoi la conscience de l’homme ne lui permet-elle pas ?

      - (III a) Je ne vois pas bien le lien avec la question « avons-nous des devoirs envers les animaux ? »

      - (III c) Quel est le rapport entre l’idée que « si les animaux sont respectés, la viande est meilleure » et l’idée que « les hommes sont dirigés par leurs intérêts, parfois même sans dignité, ni respect » ?

      • Mélodie TS2 dit :

        bonsoir,
        tout d’abord, merci pour cette réponse =)

        pour le I a/, je pensais aux fait que nous considérions en général qu’il est naturel que ceux ci se mangent, ou du moins s’attaquent, donc au final, qu’il est normal qu’ils n’aient pas de devoirs entre eux. Je cherchais donc a montrer que l’homme faisait partit de ce cercle, et donc qu’il n’avait pas non plus de devoirs envers les animaux, en étant lui même un. Mais cette partie sous partie ne se répète-t-elle pas avec la seconde?

        Pour le I b/, je suis d’accord que « on se mange » n’est pas correct, mais je ne trouve pas d’autres moyen de le dire. La formulation  » que l’homme régule les besoins la planète par la sélection naturelle » est-elle plus juste?

        Pour le II a/, il me semblais que l’éthique de l’humain acquise au cours de sa vie par ses parents, les médias ou la publicité (la publicité peut-elle être considérer comme un média?) lui donnait une dignité face à des être différents de lui comme les animaux, évitant ainsi des actes pouvant être considérer comme injustes.

        Pour le II b/ Cette sous partie n’est en effet pas très claire, mais elle me semble pourtant capitale. L’homme a un devoir moral envers les animaux, car il font partie d’un environnement, mais les cailloux ne sont pas le même environnement… Je ne sais pas comment l’exprimer.

        Pour le II c/ La conscience de l’humain lui donne selon moi des valeurs ne lui permettant pas de commettre des actes immoraux comme la maltraitance envers des êtres considérés comme inférieurs. Cela est en vérité un résumé approfondi des deux autres sous parties. Est-ce pour autant une répétition?

        Pour le III a/ Cette citation montrais simplement un exemple du fait que l’homme était dirigée par ses intérêts, en énonçant en même temps le fait que l’homme à usurper un pouvoir aux animaux, mais cela ne va-t-il pas avec le sujet?

        Pour le III c/ Il me semblais que le fait que la viande est meilleure si les animaux sont respecté montrais que les hommes ne respectaient en vérité ces derniers que par ce qu’ils en avaient intérêt, ici, car la viande qu’il en tire est meilleure et donc plus agréable pour lui, pas du tout par respect pour les animaux.

        Voila mes idées, j’attends avec impatience votre avis sur celles-ci, et savoir si elle sont dans le sujet.
        Merci d’avance =)

        • Mélodie TS2 dit :

          Bonsoir,
          Je voudrais commencer ma dissertation, mais je ne sais pas si mon plan tient la route, visiblement pas totalement, j’ai essayé d’approfondir mes idée afin de pouvoirs les restructurer, mais je n’ai pas de réponse de votre part, et je ne sais pas si faire une dissertation avec ce plan est possible.
          J’attends donc votre réponse avec impatience, afin de pouvoir éviter de faire ma dissertation dimanche soir! =)
          Merci d’avance

  • Laura dit :

    Bonsoir,
    J’aurais aimé avoir un peu d’aide pour mon plan. Voici ma proposition:
    - I) Nous avons à première vue des devoirs envers les animaux étant donné que ce sont des êtres vivants au même titre que les hommes. On se doit alors de les respecter. On doit les laisser vivre et ne pas leur imposer des contraintes.
    - II) Cependant, sommes nous peut-être supérieur aux animaux dans la mesure où nous sommes plus développés.
    Autre idée : manger de la viande ne parait pas anormale dans la mesure où c’est installé dans les moeurs et c’est un cycle, c’est la « loi de la vie ».
    - III) Cependant, nous sommes tous égaux et ce n’est pas dans nos habitudes dans nos valeurs morales de faire souffrir un être vivant. On ne ferait pas souffrir un Homme donc pourquoi un animal ? De plus, les animaux sont nécessaires au bon fonctionnement de l’écosystème.

    Dans ce plan je ne sais pas trop si il serait mieux de mettre plutot la deuxième partie en première et la première en deuxième ?

    Merci

    • Chère Laura,

      L’argument de votre première partie n’est pas pertinent. Vous semblez présupposer que nous devons respecter tous les êtres vivants, mais une bactérie est aussi un être vivant, faut-il respecter les bactéries ? Faut-il par exemple respecter la bactérie responsable de la tuberculose et ne pas chercher à se soigner ? Vous voyez je pense que l’idée d’un respect de la vie, sans précisions, n’a pas de sens.

      Votre deuxième et votre troisième partie sont en revanche correctes dans l’ensemble.
      Vous pourriez mettre votre deuxième partie en première partie, et garder votre troisième partie. Du coup, en deuxième partie, vous pourriez montrer pourquoi on ne peut pas fonder un devoir envers les animaux simplement sur l’idée d’un respect de la vie.

      Deux liens pour vous aider si vous choisissez éventuellement cette idée-là :

      — Une critique de l’idée de respect (qui peut s’appliquer à l’idée de respect de la vie).

      — Une analyse de La la Nature de J.S.Mill, qui construit une critique de l’idée de respect de la nature.

  • Olivia TS3 dit :

    bonjour, je vous propose le plan suivant pour la dissertation et j’amerais savois s’il peut aller :
    I) a premiere vue nous avons des devoirs envers les animaux
    1) pour les domestiques : les nourrir, les soigner…
    2) pour les sauvages : protéger leur environnement

    II) cependant tout le monde ne le pense pas
    1) les abandons…
    2) la chasse, le cirque,les captures, la corrida

    III) il y a un apsect officiel et moral qui nous prouve que nous avons des devoirs envers les animaux
    1) les différentes lois
    2) les biens faits des animaux pour les hommes
    3) les associations pour les protéger

    merci d’avance

    • Chère Olivia,
      Votre proposition de plan a pour le moment un défaut principal : on a l’impression dans chaque partie que vous faites une sorte de liste d’exemples. Attention, centrez-vous sur l’analyse des idées elles-mêmes : qu’est-ce qu’un devoir ? Envers qui avons-nous des devoirs ? Qu’est-ce qui fonde le fait que nous avons tel ou tel devoir ?

      Par exemple, dans votre première partie, vous affirmez que nous avons le devoir de nourrir, de soigner les animaux domestiques, et de protéger l’environnement des animaux sauvages. Mais la véritable question pour ce sujet est de savoir pourquoi nous avons ces devoirs.

      De même, dans votre deuxième partie, il faudrait chercher à comprendre pourquoi nous pensons généralement ne pas avoir de devoirs envers les animaux.

      Derechef, dans la troisième partie, il faudrait préciser pourquoi certaines lois et certaines associations cherchent à protéger les animaux. Le problème également ici est qu’on ne voit pas bien quelle différence il y a entre votre première partie et votre troisième partie.

  • Bastien dit :

    Monsieur, voici mon nouveau plan de dissertation, comme prévu =)

    A] A première vue, nous n’avons pas de devoirs envers les animaux.

    1) Car ce ne sont pas des êtres humains, ils vaudraient alors moins que nous

    2) Car nous les utilisons, nous les mangeons…
    – Animaux élevés uniquement pour aller dans nos assiettes
    – Animaux utilisés pour l’agriculture

    3) Car l’homme n’agit que par intérêt pour lui-même.
    « Toutes les vertus des hommes se perdent dans l’intérêt comme les fleuves se perdent dans la mer » Rochefoucauld

    B] Cependant, les animaux font parti d’un écosystème fragile, qui doit être respecté

    1) Les animaux ne doivent pas être traités avec cruauté
    – nous ne devons pas les maltraiter
    – nous ne devons pas les tuer en les faisant souffrir pour les manger
    – SPA, WWF

    2) Les espèces en voie d’extinction doivent être protégées, pour assurer la diversité biologique
    – lutte contre le braconnage
    – préservation des habitats naturels
    – les animaux dangereux ne doivent pas être systématiquement tués

    C] Finalement, les devoirs que l’on a envers les animaux émanent de notre culpabilité, de notre conscience

    1) Analyse du Kundera

    2) Peur d’aller en sens inverse des nouvelles moeurs qui sont pour une société qui se soucie de plus en plus de l’environnement

    • L’idée directrice de votre première partie est correcte, mais cherchez bien à expliquer pourquoi il y a, à première vue, une différence de statut entre l’homme et l’animal. Vous pouvez ici reprendre le 1° et 2° de votre première partie (en vous concentrant sur l’analyse de la différence de statut entre homme et animal). Le point 3 en revanche n’est pas pertinent ici.

      Votre 2e partie convient aussi. Cherchez à comprendre (comme vous semblez commencer à le faire) quel est le fondement des obligations que nous avons envers les animaux. Est-ce en raison de leur capacité à souffrir ? En raison de notre intérêt bien considéré ? Centrez votre analyse sur cette question (et non pas sur les exemples).

      Votre troisième partie manque encore de clarté pour plusieurs raisons. On ne voit pas le lien entre votre idée directrice et le texte de Kundera, et on ne voit pas non plus le lien entre votre point 1 et votre point 2. De plus, on ne voit pas bien en quoi il y a une progression de la 2e partie à la 3e partie.

      Il faut donc modifier votre 3e partie, en la centrant par exemple sur la question suivante : « Les devoirs moraux que nous croyons avoir envers les animaux sont-ils seulement l’expression des mœurs de notre époque ? ». Au fond, d’après votre deuxième partie, si nous pensons avoir des devoirs moraux, est-ce seulement parce que nous avons développé une sensibilité à la souffrance des animaux et aux questions écologiques ? On rejoint ici la question du relativisme.
      Si vous modifiez ainsi votre 3e partie, elle serait tout à fait acceptable, mais il me semble qu’elle ne sera pas facile à faire. Bon courage !

  • Mathilde TS1 dit :

    http://www.youtube.com/watch?v=zbo_8kNa5o4

    Voilà une vidéo qui polémique sur le non-respect des lois d’abattage françaises. Cela peut faire réfléchir sur le sujet…

  • marilyne dit :

    Bonsoir monsieur j’ai commencé à réfléchir pour le plan de ma dissertation et je voulais savoir ce que vous en pensez. Mon plan est le suivant :
    I – Les animaux ne sont pas des personnes, ils sont différent de nous donc à première vue on n’aurait pas de devoir envers eux
    II – Cependant, avons-nous des devoirs seulement envers autrui ?
    Pour la troisième partie, je pensais parler des devoirs en particulier, mais j’ai peur d’être un peu hors sujet. Voila, est-ce que vous pouvez m’aider?
    Merci d’avance

    • Chère Marilyne, votre première partie est correcte. Attention cependant à la deuxième partie : dans chaque partie il faut essayer de répondre à la question posée (la question du sujet). Cela suppose que l’idée directrice de chaque partie doit être une tentative de réponse à la question posée.

      Or ici vous formulez votre deuxième partie sous la forme d’une question (« avons-nous des devoirs seulement envers autrui »). Vous semblez dans votre deuxième partie défendre l’idée que nous n’avons pas seulement des devoirs envers les autres personnes, mais aussi envers les animaux. Certes, mais l’important est de préciser pourquoi nous avons des devoirs envers les animaux.

      Quant à votre troisième partie (« je pensais parler des devoirs en particulier »), vous ne pouvez pas vous contenter d’une liste d’exemples. Il faut à nouveau chercher à répondre à la question posée, en centrant votre questionnement sur l’analyse des idées elles-mêmes : qu’est-ce qu’un devoir ? Envers qui avons-nous des devoirs ? Qu’est-ce qui fonde le fait que nous avons tel ou tel devoir ?

  • antoine dit :

    bonsoir monsieur je me permet de vous demander un peu d’aide pour mon plan. Mais tout d’abord je vous pose une question de méthodologie: comment dois-je faire pour insérer des citations dans ma dissertation?

    I) il semblerai à première vue que nous n’avons pas de devoir envers les animaux.

    a) l’homme n’est pas un animal, car à la différence de ce dernier l’Homme possède une raison. pourquoi avoir des devoir envers une espèce qui n’est pas la notre. Ce serai faire preuve d’inégalités entre les choses qui nous entoure.
    b)Nous n’avons pas de devoir envers les animaux car ns somme supérieur et ils nous servent d’outil et de matière première c’est eux qui ont le devoir de nous apporter cela.

    II) Mais l’Homme à ds devoir envers les animaux
    a)comme nous les utilisons nous avons le devoir de les respecter, de les préserver.

    b)De plus il est absurde de dire que l’Homme n’est pas un animal, car nous descendons tous d’un même être commun. Mais il est vrai que l’Homme est l’animal le plus fort et le plus dangereux. C’est pour sa qu’il a le devoir de protéger les plus faible.

    III)l’Homme est un animal donc avoir des devoirs envers les animaux consiste à avoir de devoirs envers l’Homme.

    a)le faite de ne pas bien se comporter envers les animaux incite à faire de même avec l’Homme.
    b)Notre morale nous incite aussi à respecter les animaux. Nous avons besoin d’eux, c’est inévitable, c’est pourquoi nous devons tous faire pour se servir d’eux de la meilleur façon possible.

    je vous remercie d’avance. antoine CORREARD

    • Cher Antoine,

      Pour la première partie, l’idée directrice est correcte. Il faudra bien entendu préciser votre argumentation. En revanche je ne vois pas ce que signifie l’idée que « ce serait faire preuve d’inégalité entre les choses qui nous entourent ». Attention également, affirmer que les animaux « ont le devoir de nous apporter cela » est très maladroit.

      Votre deuxième partie manque de clarté. J’ai l’impression que vous voulez dégager deux raisons qui fonderaient un devoir envers les animaux : d’une part l’intérêt même des hommes (si l’animal est considéré comme un outil, il faut entretenir cet outil, dans notre intérêt), d’autre part la fragilité des animaux (si l’exploitation des animaux par les hommes est cause de souffrances, il faut protéger les animaux contre ces souffrances). Si je vous ai bien compris, votre deuxième partie est correcte également (mais attention à maintenir une cohérence entre vos deux idées : vous risquez ici de vous contredire).

      Votre troisième partie est pour le moment confuse. Votre « donc » dans la phrase « l’Homme est un animal donc avoir des devoirs envers les animaux consiste à avoir de devoirs envers l’Homme » n’est absolument pas justifié. De plus, votre point b est très vague, et on ne voit pas la différence avec la deuxième partie.

      Au fond, vous pourriez peut-être modifier votre deuxième et votre troisième partie, et procéder ainsi :
      II – L’exploitation des animaux par les hommes est cause de souffrance. Nous devons protéger les animaux contre ces souffrances.
      (reprenez ici le point b de ce que vous vouliez faire en deuxième partie)
      III – Nous avons des devoirs envers les animaux, mais ces devoirs n’expriment que des devoirs envers les hommes eux-mêmes.
      (reprenez ici ce que vous vouliez faire en troisième partie, et le point a de ce que vous vouliez faire en deuxième partie)

  • J’ai ajouté dans l’article un lien vers le blog de Gary Francione, qui est un exemple intéressant de la position abolitionniste. Il y a quelques textes en français.

  • Emmanuel dit :

    Monsieur,
    j’aurais aimé savoir une chose : tous les exemples et les liens que vous nous avez donné pour répondre au sujet semble aller dans une protection des animaux, c’est-à-dire que les textes justifient le fait que nous avons des devoirs envers les animaux. Cependant, existe-t-il des philosophes qui soutiennent le contraire? Puisque vous nous avez donné que des textes en faveur des animaux, aucun philosophe ne serait en accord avec l’idée de non-devoir envers les animaux?
    Ceci me semble possible mais jaurais aimé voir les arguments qui peuvent employer pour être d’accord avec ces idées. Bien sûr, je pense que nous avons des devoirs envers les animaux, c’est juste à titre d’indication que je demande.
    Si des textes refutant l’idée de devoirs envers les animaux existent, pourriez-vous me donner des liens vers ces textes.
    Merci d’avance.

    • Cher Emmanuel, votre question est tout à fait pertinente. Dans la philosophie contemporaine, il y a effectivement davantage de livres et d’articles qui défendent les animaux. Je ne connais pas d’ouvrage équivalent, dans leur rigueur philosophique, à ceux de Peter Singer ou de Tom Regan, mais qui défendrait le point de vue opposé, c’est-à-dire l’idée que les animaux ne comptent absolument pas d’un point de vue moral.

      À ma connaissance, même ceux qui s’opposent à l’idée que les animaux ont un statut moral en eux-mêmes, estiment que nous avons, indirectement, des obligations envers eux. L’idée est par exemple que l’animal ne souffre pas (cf. Malebranche : lien 1, lien 2), ou bien que le fait que l’animal souffre n’est pas mauvais en lui-même ; ce qui est mauvais c’est le caractère cruel de l’homme, qui s’exprime à travers cet acte. C’est la position par exemple de Kant (cf. ce lien).

      Cependant, il y a des nuances à saisir et des conflits dans le cas même de ceux qui défendent l’idée que nous avons des devoirs envers les animaux.
      Ici, il faut au moins de poser les questions suivantes :

      1°) Quel est le fondement de ce devoir ? Les animaux ont-ils une valeur intrinsèque, ont-ils des droits ? Les animaux ont-ils seulement des intérêts à prendre en compte ? Avons-nous seulement des obligations indirectes envers les animaux ?

      2°) Les devoirs que nous avons envers les animaux conduisent-ils à une perspective abolitionniste ou à une perspective réformiste ?

      3°) Quels devoirs avons-nous précisément ? Faut-il différencier moralement les différents usages des animaux (pour la nourriture, dans le cadre d’expériences scientifiques, …) ?

      Vous voyez que la véritable question est de déterminer le champ d’application de cette idée de devoir envers les animaux : cette idée générale peut avoir des sens très différents selon la position que l’on adopte.

  • Mathilde TS1 dit :

    Bonjour,
    J’aurais une petite question à vous soumettre.
    Dans tout les plans que j’ai vu on a en gros : Non mais oui, mais en fait non. Ou alors : Oui, mais non mais en fait oui.
    Moi le truc c’est qu’en premier lieu je pense que non, et puis ensuite toutes mes parties vont dans le sens du oui.
    Pourrais-je alors dans ce cas ne faire que deux parties ? parce que je vois mal comment séparer la deuxième de la troisième…..

    Merci d’avance.

    • Chère Mathilde, l’essentiel ne tient pas dans le « oui » ou « non », mais dans la raison pour laquelle vous soutenez le oui, ou le non.
      Par conséquent, vous pouvez très bien faire un plan, qui aura (de manière très abstraite) la forme suivante : non pour telle raison (1ère partie), mais après réflexion on se rend compte que oui pour telle raison (2e partie), et même oui pour telle autre raison (3e partie).
      Faites en sorte toutefois qu’il y ait une progression de la deuxième à la troisième partie. Votre deuxième raison de croire que oui, doit être plus forte, plus pertinente que la première raison que vous avez donné.

  • Denis TS1 dit :

    Bonjour,
    Pour soutenir le non, j’ai essayé quelque chose:
    On a presque tous le sentiment qu’il est morale de protéger et de secourir les animaux. En voyant le terme de morale, j’ai essayé d’appliquer la généalogie de la morale(sens historique, valeur des valeurs et la morale comme symptôme) à cette situation.
    Je voudrais tout d’abord demander si ce n’est pas hors sujet et si on peut l’intégrer à la dissertation.
    Ensuite, faire la généalogie de la morale n’est pas si facile et j’ai peur de m’être égaré.
    J’aimerai ainsi, avant d’approfondir cet élément, vous demander si il est pertinent.
    Merci de donner votre avis.

    • Cher Denis, vous pourriez effectivement utiliser l’idée d’une généalogie de la morale pour comprendre et chercher à critiquer la sensibilité contemporaine aux problèmes écologiques et à la souffrance, au bien-être animal. Cela ne sera pas facile, mais l’idée est intéressante.

  • antoine dit :

    bonjour monsieur
    Je voulais savoir si nous devons obligatoirement définir la notion devoir dans l’introduction ou la première partie. Ou si nous pouvons le faire dans la seconde partie?

    • Cher Antoine, dans l’introduction, le but premier est de dégager un paradoxe à partir de l’analyse des notions. Il faut donc bel et bien commencer à analyser la notion de devoir. Mais cela ne signifie pas, en introduction, qu’il faut définir pour définir, et qu’il faut définir précisément la notion.

      C’est tout au long de votre copie que vous devez travailler à l’analyse des notions, en examinant les différents sens possibles de la notion de devoir. Par conséquent, vous ne devez pas réserver la définition de la notion de devoir à la première partie, et encore moins à la seconde partie. Il est conseillé de partir, dans la première partie, d’une analyse précise des notions du sujet (et de revenir ensuite dans les parties suivantes, sur certains points de cette définition, en les améliorant ou en les modifiant).

  • Marie TS1 dit :

    Bonjour,
    j’ai fait le plan de ma dissertation et je voulais savoir s’il était correct :

    I) Non
    a) Les premiers animaux sont apparus il y a plusieurs millions d’années, ils ont survécus sans notre aide et peuvent encore le faire.

    b) Si l’on considère l’homme comme un animal, les animaux n’ont pas de devoirs les uns envers les autres.

    c) Les hommes sont en haut de la chaîne alimentaire, les prédateurs (ici les hommes) n’ont pas de devoirs envers leurs proies(ici les animaux)

    II) Oui
    a) Si l’on considère l’homme au-dessus des animaux, avec une conscience, il sait qu’il a des devoirs enver eux dans la mesure où il peut être amené à les faire disparaître (ex: le dodo)

    b)L’homme s’en sert, les asservit; il a donc des devoirs envers eux (devoirs de protection, de les nourrir…)

    c) L’homme a détruit la plupart des espaces naturels: il a des devoirs envers les animaux qu’il a chassé.

    d) théorie de l’évolution de Darwin: l’homme n’est pas au-dessus des animaux, il n’a dons pas tous les droits sur eux.

    III)
    Si l’homme a des devoirs envers les animaux, c’est en réalité parce qu’il y gagne en retour:
    a) Si certains animaux disparaissent, la survie de l’homme sera menacée (ex: abeilles)

    b) L’homme s’oblige à avoir des devoirs envers les animaux pour se faire bonne conscience (il sait qu’il les fait souffrir mais ne veut pas l’avoir sur la conscience).

    Merci d’avance !

    • Quelques remarques :
      - Énoncez clairement l’idée directrice de chaque partie et ne vous contentez surtout pas d’un simple « oui » ou d’un simple « non ». Ce qui est important, c’est la raison pour laquelle vous défendez telle ou telle position.
      - Il faut que chaque partie soit structurée par UNE idée directrice : on ne voit pas toujours l’unité qu’il y a entre vos idées à l’intérieur de chaque partie.
      - Concentrez vos analyses sur la question de savoir ce qui peut fonder un devoir envers les animaux ; précisez bien vos arguments et construisez vos arguments à partir de l’analyse des idées.

  • Marine dit :

    Rebonjour =)
    Je n’arrive toujours pas à formuler mon plan, peut-être parce que mes idées ne sont pas en ordre dans ma tête.
    A première vue, je pense que l’on a des devoirs envers les animaux, que l’on doit les respecter, ne pas leur faire de mal car ils souffrent tout comme nous. Mais je ne trouve pas mon idée principale. Parce que je base trop sur un exemple : si l’on adopte un animal domestique, c’est pour en prendre soin, le nourrir… Comment partir de cette idée pour faire une première partie ?
    Je vous remercie d’avance.

    • Vous pouvez effectivement approfondir l’idée que nous devons nous soucier des animaux dans la mesure où ils souffrent. Utilisez ce que nous avons vu en cours à propos de Rousseau, voyez ce texte de Bentham.
      Votre message me semble arriver un peu tardivement…

  • jonathan TS1 dit :

    Bonjour Monsieur,
    J’ai un souci au niveau de mon plan de dissertation, je n’arrive pas bien à voir si à chaque fois je tente de répondre à la question posée.
    Voici donc mon plan:

    I/ À première vue l’homme n’a pas de devoirs envers les animaux

    A) Les animaux ne sont pas des humains, ils ne possèdent pas de raison, ils ne se rendent pas compte de ce que l’Homme peut lui faire.

    B) L’homme, grâce à son raisonnement a évolué plus rapidement que les animaux, il se croit supérieur à eux et ne pense pas avoir de comptes à rendre aux animaux (on peut faire référence à son « statut »« statu » au sommet de la chaîne alimentaire)

    C) L’homme a toujours tué les animaux pour se nourrir, ainsi que pour travailler

    II/ Mais l’Homme a tout de même des devoirs envers les animaux

    A) Tendance écologique: protection des espèces en voix d’extinction (braconnage)

    B) L’abandon et la maltraitance des animaux sont punis par la loi

    C) Les animaux apportent beaucoup aux Hommes: compagnie, zoothérapie

    III/ Une certaine morale et culpabilité nous dit que nous avons des devoirs envers les animaux

    A) Associations de protections des animaux

    B) Infériorité des animaux face à l’Homme entraîne une facilité d’emprise sur les animaux (on peut parler de la barbarie animale)

    Sur cette 3° partie j’ai du mal à trouver une nuance et pouvoir bien développer.
    Merci

    • Il faut réorganiser votre deuxième et votre troisième partie. Chaque partie doit être structurée autour d’UNE idée directrice, qui doit être ici l’examen d’une raison pour laquelle nous avons (ou non) des devoirs envers les animaux.
      Votre première partie était implicitement organisée autour de l’idée suivante : à première vue nous n’avons pas de devoirs envers les animaux, en raison de la différence de statut entre les hommes et les animaux.
      Mais dans votre deuxième et dans votre troisième partie, on ne voit plus d’unité.
      Essayez plutôt de distinguer deux raisons principales qui semblent justifier l’idée d’un devoir envers les animaux : 1°) l’intérêt des hommes eux-mêmes, étant donné le rôle des animaux dans la nature, et dans les sociétés humaines, 2°) la souffrance des animaux, causée par l’exploitation des animaux par les hommes.

  • marilyne dit :

    Bonsoir monsieur j’ai fais mon introduction et j’aimerais votre avis pour savoir si il faut que e rajoute des éléments, car elle me parait courte :
    Avoir des devoirs, c’est avoirs des obligations. Un devoir c’est quelque que l’on doit faire, ce à quoi l’on est obligé par la loi, par sont état, par la morale. Nous, les humains, nous avons des devoirs envers autrui qui n’est pas seulement un autre être vivant mais une autre personne. Nous avons des devoirs politique, économique, sociales… Nous avons également le devoir de respecter autrui, c’est-à-dire de respecter les différentes religions, le différent mode de vie… Mais avons-nous aussi des devoirs envers des êtres qui ne sont pas des personnes, comme les animaux ? Cela paraît absurde dans le sens ou les animaux sont différents de nous, et également inférieure. Donc l’homme n’aurait aucun devoir à l’égard d’êtres supposés inférieures et différents à lui-même. Cela aussi paraît absurde, car au contraire le faite que nous somme supérieur nous donne le devoir de protéger les êtres inférieure. De plus nous dépendons des animaux donc nous avons des devoirs envers eux.

    merci d’avance

    • - Le début est dans l’ensemble correct, excepté les fautes d’orthographe. Revoyez tout de même le passage suivant : « Nous avons des devoirs politique, économique, sociales… [cette accumulation est un peu vague] Nous avons également le devoir de respecter autrui, c’est-à-dire de respecter les différentes religions, le différent mode de vie… [exemples mal choisis, car trop vagues]« .
      - La fin est à revoir : « Cela aussi paraît absurde [très mal dit], car au contraire le faite que nous somme supérieur nous donne le devoir de protéger les êtres inférieure [trop vague et abstrait tel quel]. De plus [attention, ne multipliez pas les idées en introduction] nous dépendons des animaux donc nous avons des devoirs envers eux. »

  • Denis TS1 dit :

    Bonjour monsieur,
    J’ai une proposition de plan pour la dissertation et j’aimerai avoir votre avis:
    I)Nous n’avons pas de devoirs envers les animaux ( titre à préciser)

    II)Nous avons des devoirs rationnels envers les animaux( devoir de respecter la loi les concernant, de garantir une vie sécurisée et « bonne » à ceux que nous utilisons,…)

    III)Nous avons des devoirs moraux envers les animaux(respect, gratitude, pas d’abus de pouvoir, diversité biologique,…)

    Ceci est une ébauche de plan qui reste bien évidemment à se préciser. Mais j’aimerai d’abord savoir si je part sur une mauvaise base ou si ce plan peut aboutir.
    J’espère que vous pourrez me répondre rapidement.

  • bernaud margerie dit :

    Bonjour, j’ai longuement réfléchi à un plan que je pense correcte, cependant certain doute plane sur celui ci.Donc je vous en fait part pour comprendre d’où vienne mes doutes :
    - I: Nous n’avons aucun devoirs envers des être qui nous sont inférieur.
    * 1) Pourquoi nous leur somme supérieur.
    idées: – Les animaux n’ont aucune conscience.
    – Notre intelligence et capacité à réfléchir et à analyser est supérieur.
    * 2) Nous nous servons des animaux, ou nous ne leur prêtons aucune attention.
    idées: – Ils nous servent pour des expériences, pour le nourriture (élevage) ou encore d’un point de vue émotionnel( domestique)
    – Les animaux sauvages peuvent ce débrouiller tout seuls.
    -II: Au contraire, l’homme se doit d’aider et de respecter les animaux au même titre qu’il respecte un autre humain.
    * 1) Nous les privons de liberté, nous nous devons de subvenir à leur besoins.
    – Les animaux d’élevage, domestique et d’expérimentation sont sous notre responsabilité, nous devons les nourrir et les soigner en cas de besoin
    – Il est possible de ne pas manger de viande donc d’éviter de faire souffrir les animaux.( chasse, élevage).
    – On détruit leur espace vitale ( Amazonie destruction de la forêt)
    * 2) Il est immoral de faire souffrir des animaux innocent.
    – nous faisons en sorte de na pas nous faire souffrir entre nous, pourquoi devrais ton faire souffrir un autre être vivant simplement parce que l’on pense lui être supérieur.
    – nous répugnons a tuer un chien, pourquoi serais ce différent pour une vache?
    III: Pourtant nous pouvons arriver a concilier ses deux point de vue.
    * 1) Notre supériorité implique une protection
    – Nous pouvons aider les animaux ( préservation de l’environnement, préservation d’espèce sauvage en voix de disparition, amener un animal domestique malade au vétérinaire), sans pour autant les dominer.
    – il ne serais pas moral de laisser un animal souffrir
    * 2) Il est possible de se servir des animaux tout en rationalisant.
    – Leur souffrance dans la mort est obliger, mais nous pouvons la réduire au maximum)
    – Nous pouvons expérimenter sur des animaux, a condition que ce soit pour le bien de l’homme ( recherche pour des vaccin…)
    – Tel un tigre qui chasse sa proie, l’homme est un prédateur qui lui élève principalement sa nourriture, pourquoi pour un tigre tuer un animal qui vie librement pour manger parais normal alors que pour certain Homme, Voir ou savoir que d’autres Hommes tue des animaux élevé spécialement pour ça parais immoral?

    Merci.

    • Votre plan est tout à fait correct dans l’ensemble. Attention cependant, en III, 1, vous revenez à une idée (« il ne serait pas moral de laisser un animal souffrir ») que vous avez déjà soutenue (en II, 2). Une autre remarque : en III 2, votre dernier argument manque de pertinence (surtout pour une troisième partie), et irait plutôt dans la première partie.

      Un conseil général : pensez bien à justifier vos idées à partir d’une analyse des notions elles-mêmes, et en utilisant des références philosophiques (cf. les liens indiqués dans le billet initial).

  • marilyne dit :

    Bonsoir monsieur j’ai un soucis dans ma première partis j’explique le fait que les animaux sont différent de nous. puis-je développer cette différence sans être hors sujet, car je développe mais la notion de devoir ne ressort pas.
    merci d’avance.

    • Ce n’est pas hors sujet, à condition de montrer que l’homme semble à première vue ne pas avoir de devoirs envers les animaux, en raison même de cette différence de statut entre les hommes et les animaux. Il faut expliquer pourquoi les différences entre hommes et animaux semblent impliquer une différence de statut moral.

  • sandra TS2 dit :

    bonsoir,
    après avoir fait mon intro je suis passé à ma première partie où je dit que l’homme n’a pas de devoirs envers les animaux. Tout d’abord j’ai developpé l’idée que même si nous vivons sur un territoire commun, toutes les espèces évoluent indépendement et différement ceci depuis l’apparition de la vie sur terre. De la même façon, à l’aide de référence « historique » j’ai montré que le fait que l’homme se nourrit d’animaux ( et les animaux d’hommes)était un moeurs qui a été conservé au cours du temps et donc que tout cela paraissait normal. Puis j’ai conclut en disant que puisque chaque espèce vit indépendament( donc que l’homme vit indépendement des animaux) fait que les espèces ne sont pas redevables les une des autres. Puis j’ai dit que nous ne pouvions pas parler de devoirs moraux puisque chaque espèce vivant séparement ils nous était difficile de savoir ce qui est véritablement bien ou mal pour les animaux.
    je pensais au début que mes arguments étaient suffisants pour repondre à cette première partie mais celle ci tient à peine sur une page et je n’arrive pas à trouver d’autre argument. Je voulais alors savoir si cela restait suffisant et si sa ne l’est pas quelle direction prendre pour compléter cette partie…
    en vous remerciant.

    • Votre première partie manque d’unité, car vous semblez simplement mettre côte à côte quatre idées.

      1°) « nous vivons sur un territoire commun, toutes les espèces évoluent indépendamment et différemment »
      Il y a ici deux problèmes : tout d’abord je ne vois ni le rapport avec le sujet, ni le rapport avec votre idée directrice dans cette partie (« l’homme n’a pas de devoirs envers les animaux »). D’autre part, affirmer que les espèces évoluent indépendamment est tout simplement faux.

      2°) le fait de se nourrir d’animaux fait partie de nos mœurs et semble ainsi normal.
      Ici, votre idée est correcte. Analysez simplement l’idée de mœurs, et cherchez à comprendre pourquoi l’usage d’animaux semble normal.

      3°) « chaque espèce vit indépendamment, donc les espèces ne sont pas redevables les unes envers les autres »
      Encore une fois, affirmer que chaque espèce vit indépendamment est faux, et on ne voit pas le lien avec l’idée que « les espèces ne sont pas redevables les unes envers les autres » (cette idée est par ailleurs mal formulée).

      4°) « chaque espèce vivant séparement, il nous est difficile de savoir ce qui est véritablement bien ou mal pour les animaux »
      Je ne vois pas ce que vous voulez dire, et où vous voulez en venir.

      Il faut ainsi véritablement clarifier votre première partie, et repartir de la seule idée qui était claire : l’idée que le fait de se nourrir d’animaux fait partie de nos mœurs et semble ainsi normal. Essayez de comprendre pourquoi il semble normal que l’homme fasse usage des animaux. Quelle différence y a-t-il entre les hommes et les animaux, et pourquoi pense-t-on à première vue que ces différences justifient une différence de statut moral ?

  • Je ne répondrai à partir de maintenant qu’aux questions de détail, sur tel ou tel point particulier (soit de contenu, soit de méthode). Je ne répondrai pas aux éventuelles questions sur votre plan dans son ensemble (il aurait fallu le faire avant).

  • Mélodie TS2 dit :

    Monsieur,
    Je ne trouve pas cela très charmant de voir que vous répondez vraiment a tout le monde sauf a moi…
    Voila, excusez moi mais je n’ai pas trouvé d’autres moyens de le dire et je me sens vraiment démunie pour cette dissertation que je dois pourtant faire.
    Bonne soirée

    • Chère Mélodie, ne vous sentez pas délaissée !
      Vous aviez, avec votre proposition de plan, et mes remarques (sur votre plan et sur les autres plans), suffisamment d’éléments pour modifier adéquatement votre plan.
      Il suffisait simplement de préciser vos arguments, ce que vous avez commencé à faire dans votre réponse, et d’unifier vos parties, à chaque fois autour d’une idée directrice (I – L’usage des animaux semble normal, c’est pourquoi l’homme ne semble à première vue pas avoir de devoirs envers les animaux, II – Mais nous avons des devoirs envers les animaux : nous devons les respecter en eux-mêmes, III – Cependant c’est surtout dans l’intérêt des hommes eux-mêmes que nous pouvons fonder l’idée d’un devoir envers les animaux).
      PS. : si je réponds à cette question (qui porte sur un plan), c’est parce que la question a été posée avant la date à partir de laquelle j’ai indiqué que je ne répondais plus à ce type de question.

  • marilyne dit :

    bonjour monsieur.
    Tout d’aborb merci pour vos réponses précédentes sur mon introduction qui m’ont bien aidé.
    J’ai un petit soucis qui me tracas. j’ai finis ma dissertation mais je ne la trouve pas longue du tout.
    Elle fait seulement 2 pages à l’ordinateur. Je voudrais savoir si il fallait que je trouve des choses à rajouter ou si ce n’était pas bien grave.
    Merci d’avance

    • Cela risque effectivement de faire court. Essayez de développer vos idées : est-ce que le lien logique entre idées est à chaque fois parfaitement clair ? Avez-vous utilisé des références philosophiques ? Avez-vous analysé des exemples ?

  • Un élève propose l’introduction suivante :

    Les Animaux font partie de notre vie de tous les jours, sous différentes formes. On peut distinguer trois types d’animaux. D’abord ceux qui nous semblent les plus présents, sont les animaux domestiques, c’est-à-dire ceux que l’on choisit d’intégrer à notre vie quotidienne, presque comme un membre de notre famille ou un ami à part entière. Ceux-ci ont pris dans notre société une place à part entière, et forment presque un ensemble social, créant son lot de besoins et ses parts de marché. D’autres animaux sont très présents mais dans nos assiettes : des animaux élevés mais dans le but d’être tués et mangés. Nous faisons une distinction entre les deux, or le chien que nous pouvons élever et avec lequel nous jouons, est, dans d’autres sociétés (comme en Chine par exemple) un animal comme un autre qui est souvent dégusté. N’importe quel occidental aimant un minimum les animaux, se sent révolté, sent naître en lui un désir de révolte et se sent obligé de protester envers ces pratiques, comme un devoir. Or les occidentaux ne se révoltent pas à chaque fois qu’ils ont de la viande à leur repas. D’autre peuples, plus reculés se nourrissent d’un autre type d’animaux, les animaux sauvages, comme nos premiers ancêtres se nourrissaient il y a très longtemps. L’homme est un animal mais il a évolué. Or entre les hommes des différences subsistent : selon notre société, un animal appartient à une des trois catégories et nous nous sentons plus ou moins concernés par ce qui pourrait lui arriver. Un problème se pose, avons-nous réellement des devoirs envers les Animaux ?

    Vous avez essayé de dégager un paradoxe, à partir d’exemples, et ce que vous avez fait n’est pas mal. Mais :

    • — Le passage suivant est vague et inutile : « D’autre peuples, plus reculés se nourrissent d’un autre type d’animaux, les animaux sauvages, comme nos premiers ancêtres se nourrissaient il y a très longtemps. L’homme est un animal mais il a évolué. Or entre les hommes des différences subsistent : selon notre société, un animal appartient à une des trois catégories et nous nous sentons plus ou moins concernés par ce qui pourrait lui arriver. ».
    • — Plutôt que de confronter les occidentaux avec d’autres sociétés, il aurait mieux valu montrer l’ambivalence, dans notre propre société, de nos réactions face aux animaux.
    • — De manière générale, il vaut mieux dégager un paradoxe à partir de l’analyse des idées, car on vous demande en introduction de commencer à analyser les notions du sujet.
  • Tom dit :

    Bonjour,
    Je voulais savoir s’il est possible de faire 4 parties, car ma troisième partie propose d’abord une solution puis la nuance, ce qui fait qu’elle n’est pas tout à fait satisfaisante. Je voudrais donc faire une quatrième partie pour proposer une ultime solution. Est-ce possible ?
    Merci d’avance.

    • Ce n’est pas absolument impossible, mais il vaut mieux s’en tenir à trois parties. De plus, il faut faire des parties équilibrées, et chaque partie ne doit être ni trop courte, ni trop longue.
      Êtes-vous sûr que vous pourrez respecter ces contraintes en faisant quatre parties ?
      Car, ce n’est pas grave si dans une même partie (ici votre troisième partie), vous proposez d’abord une solution, et que vous la nuancez ensuite.

      • Tom dit :

        Merci,je pense que je vais m’en tenir à trois parties sinon elles risquent en effet de ne pas être équilibrées.

  • margerie dit :

    Bonjour, J’ai un gros problème, je n’arrive pas à intégrer la notion de morale dans ma première partie. Dans cette dernière je développe l’idée que les Hommes sont différents et supérieurs aux animaux, et que dans certaines sociétés, ils n’utilisent les animaux que pour leurs propres intérêts.
    Mon problème est que je voudrais dire que l’éthique et la morale ne les gênent pas pour utiliser les animaux, qu’ils n’ont rien à faire de la souffrance animale, mais je n’arrive pas a l’intégrer. Pouvez vous m’aider ?
    Merci