Agissons-nous toujours par intérêt ?

J’avais choisi cette question comme fil directeur d’un cours. Ce cours permettait d’envisager en partie les notions de société, d’État, d’échange, de morale, de culture, de désir et d’interprétation. Le cours était structuré ainsi :

1°) Distinction de différents types d’action à partir de la typologie de Max Weber (actions traditionnelles, actions affectives, actions rationnelles en finalité, actions rationnelles en valeur). Identification de l’action par intérêt à un certain type d’action rationnelle en finalité. Examen plus précis des caractéristiques des autres types d’actions.

2°) Examen des arguments en faveur de l’égoïsme psychologique, et critique de ces arguments.

3°) Problème central du cours : la vie en société et le pouvoir politique sont-ils fondés sur l’intérêt ? Examen d’un texte de Pierre Nicole, de la tradition augustinienne, de l’analyse de la vie sociale à partir de l’hypothèse du péché originel, examen de la notion d’amour-propre, d’orgueil, et de la manière dont la vie sociale et la vie politique peuvent être dérivées à partir de là.

4°) Prolongement contemporain : examen de la possibilité de concevoir un égocentrisme virtuel, selon lequel l’intérêt ne serait pas un motif réel des actions, mais qui permettrait d’expliquer la persistance de certaines formes de comportements, dans la mesure où elles sont globalement dans l’intérêt de la personne. Examen des vertus et des limites de cette approche proposée par Philip Pettit (cf. Penser la société).

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